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Grand-mère
Grandmother
© Kawamura (Yuki)
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Yuki Kawamura

IMAGE

Yuki Kawamura

SON

François Colin

MONTAGE

Junko Watanabe

PRODUCTION / DIFFUSION

Yuki Kawamura

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Yuki Kawamura, ADAV

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Grandmother commence et s’achève sur le plan fixe d’une porte donnant sur la mer. La dernière image montre une petite fille la franchissant et disparaissant dans la mer. La mort est un passage et, comme dans tout voyage, les proches accompagnent le voyageur jusqu’au départ. Le décès de la grand-mère du réalisateur, Yuki Kawamura, après un long coma, est la source d’une réflexion sur le deuil et, au-delà, sur la vie, la multiplicité de ses manifestations, l’acceptation de ses limites, de sa fin, et, a contrario, la confiance en ses ressources inépuisables. L’eau, la brume, la mer, la mousse, les lichens, les joncs, les orchidées, témoignent de cette diversité infinie. Même les images plus crues, plus violentes, de l’agonie attestent de la puissance immatérielle de cette énergie, soit que la caméra s’arrête sur ce visage suffocant entouré de l’attention, de l’affection et des plaisanteries de sa famille, soit que ce corps mourant, off, continue de vivre dans chaque mot, chaque souffle de ses enfants."
(Yann Lardeau)

"Death is a passage and, as with all journeys, close relatives and friends accompany the traveller up to his or her point of departure. After a protracted coma, the grandmother of Yuki Kawamur, the filmmaker, dies and her death spurs a reflection on mourning and, beyond that, on life, its multiple forms, the acceptance of its limits, its disappearance, as well as a trustingness in its inexhaustible resources. Water, mist, sea, foam, lichens, bulrushes and orchids are all signs of this infinite diversity. Even the rawest, most violent images of her final hours show the immaterial power of this energy, through the camera’s pauses on her suffocating face, surrounded by the family’s care, affection and joking, and through the out-of-frame dying body that continues to live on in her children’s every word, every breath."
(Yann Lardeau)

Distinctions