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Gauguin à Tahiti et aux Marquises
© Les Films d'ici / Lea Produktion
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  • Distributeur(s) :

    Les Films d'ici

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  • Film appartenant au catalogue national de films documentaires pour les bibliothèques publiques de la Bpi, en prêt et consultation gratuits dans les bibliothèques de ce réseau.
  • France | 2009 | 66 minutes | Beta numérique
  • Un film de Richard Dindo

Gauguin à Tahiti et aux Marquises finit là où commence Une histoire immortelle : par une promenade en calèche quotidienne à l’itinéraire immuable. Assis sur sa fortune acquise à la sueur des coolies de Macao, Mr Clay pouvait laisser libre cours à sa misanthropie, s’approprier et détruire, par un simulacre, l’ultime bien des hommes qui échappait encore à son emprise, une légende courant de port en port. Au terme de sa vie, en révolte contre l’administration coloniale, conscient d’être l’ultime témoin de la fin d’un monde, Gauguin affirme avoir raté sa vie. La promenade en calèche est ici invisible. Elle n’est suggérée que par un mouvement de caméra, tant l’ombre du magnat impotent de Welles est écrasante, mais c’est bien la même histoire, le même échec que racontent les deux films, l’un côté pile, l’autre côté face. À un Clay parti faire fortune dans les colonies fait écho Gauguin, agent de change fortuné, renonçant à tout, à l’argent, à la considération sociale, à sa famille, pour fuir une société industrielle qu’il réprouve et se consacrer entièrement à son art, se retrouver seul face à un peuple dont l’art de vivre bouleverse sa vision du monde et jette les bases d’une révolution de la peinture. Entre exaltation et mélancolie, confiance et dépression, Gauguin à Tahiti et aux Marquises retrace pas à pas, à partir des toiles et des écrits du peintre, une course éperdue vers une liberté morale et artistique absolue qui se refuse chaque fois que s’entrouvre sa porte, minée par le manque d’argent, la faim, la maladie, le rejet de la critique, les persécutions de l’administration coloniale, l’hypocrisie assassine des missionnaires..." (Yann Lardeau)

"In his final ailing years, in rebellion against the colonial administration and aware of being one of the last witnesses of the end of a world, Gaugin concludes that his life was a failure. Initially a wealthy broker, he abandons everything, money, social status and family, to escape from an industrial society that he condemns and devotes himself wholly to his art. He finds himself alone with a people whose way of life radically changes his vision of the world, and lays the foundations of what was to revolutionise painting. Between exaltation and melancholy, self-confidence and depression, Gauguin à Tahiti et aux Marquises calls on his paintings and writings to retrace step by step the desperate race towards absolute moral and artistic freedom."
(Yann Lardeau)

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