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L'Apothéose d'Arthur Bispo do Rosario
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Maione De Queiroz Silva

PRODUCTION / DIFFUSION

I.synchro Production

PARTICIPATION

DAP (Délégation aux Arts Plastiques)

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Maione De Queiroz Silva, Images de la culture (CNC), BnF - Bibliothèque Nationale de France

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Sous la forme d'une lettre, en voix off, Maione de Queiroz Silva adresse un hommage émouvant au visionnaire illuminé Bispo Do Rosario, décédé en 1989. Durant sa longue vie passée en grande partie à l'hôpital psychiatrique, celui-ci n’a cessé d’accumuler des objets et de broder des tissus pour remplir sa "mission" divine de témoin du monde. Artiste à son insu, il est devenu le chef de file involontaire de l’art contemporain brésilien.
Fascinée par le "mystère de la créativité" dont Bispo est l’incarnation, la réalisatrice filme avec respect les patients actuels d’un asile d’aliénés près de Rio de Janeiro et dénonce les conditions inhumaines qui y régnaient jusqu’en 1980. Entré là en 1939 après sa vision, le mystique afro-brésilien va, malgré tout, prodiguer ses œuvres pour la reconstruction d'un monde meilleur. Les objets qu’il rassemble (chaussures, uniformes, draps, outils) sont autant de moyens de "représenter l’existence sur terre", tout comme ses "étendards" où les broderies évoquent noms de lieux, mots sacrés ou animaux de ferme. Au détour des phrases adressées à l’artiste en offrande posthume, des interviews de médecins ou d’un commissaire de la biennale de Venise, se dessine un créateur inlassable dont l’œuvre confine à l’art brut. Une énergie qui touche l’âme du Brésil : ce "battement qui vient de l’Afrique" et que l’on retrouve dans les fêtes religieuses de Japaratuba, la ville natale de Bispo.
(Laurence Wavrin)