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Le Voyage liquide
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Éric Watt

AUTEUR(S)

Xénia Maingot

IMAGE

Éric Watt

SON

Valérie Berger

MONTAGE

Christine Marier

PRODUCTION / DIFFUSION

Eaux Vives Productions, Télénantes, TV Tours Val de Loire, LMTV (Le Mans Télévision)

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Eaux Vives Productions

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?
  • France | 2010 | 63 minutes | Mini DV
  • Un film de Éric Watt

À l’origine, la source au pied d’un cône volcanique, le Mont Gerbier de Jonc, associé immédiatement à l’image de la Tour de Babel peinte par Breughel. Babel, la tour du temps où les hommes parlaient une même langue. Le fleuve Loire de sa naissance à l’estuaire charrie les mots de ceux rencontrés à chaque pont. Le paysage s’absout, ne reste que l’eau vive et les structures architecturales des ponts d’acier ou de pierre, fragiles ou monumentaux, métaphore des liens entre ces existences et ces récits. Peu à peu, du jet pur mais fluet, on s’élargit, on s’assemble, les visages se croisent, les voix s’additionnent, le fleuve prend corps et puissance : une Babel moderne, une Babel humble, à la mesure de la nature veut s’inventer. Le fleuve a souffert de la vanité de l’homme. Le peuple des rives et du flux raconte cette histoire contemporaine, celle de notre rapport à la nature, à l’eau, au monde. Lorsque le dernier pont paraît, l’immensité de la mer est là déjà, et le cycle peut re-recommencer, celui des molécules, des nuages, de la pluie, de la source, des affluents... et des voix, des vies.

Originally: a spring at the foot of a volcanic cone, Mount Gerbier de Jonc, immediately associated to Brueghel’s famous painting of the Babel Tower. Babel, the tower of ancient times when men spoke one same language. River Loire from its birth to its estuary carries the words it has met at every bridge. The landscape seems to fade away, only remain the wild liquid and the architectural structures of wooden and steel bridges, fragile or monumental, metaphor of the link between existences and tales. Little by little, starting with a thin pure gush, we enlarge, we gather, faces meet other faces, voices join other voices and thus the river finds its shape and power: a modern Babel, a humble Babel at nature’s scale, wants to create its own self. The river has suffered men’s vanity. The people from the banks, from the flux tell us that contemporary story: the story of our connection to nature, to water, to the world. As the final bridge appears, the immensity of the sea is already here and the cycle can start over its course again and again, that of molecules, clouds, rain, the spring, its tributaries... And the voices, the lives