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Prières pour refusniks
© Peripheria
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Jean-Luc Godard

PRODUCTION / DIFFUSION

JLG films

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Périphéria, Why Not Productions

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

La première des deux prières pour refuzniks est la reprise de la séquence des Carabiniers (1963) où Michel-Ange, embrigadé dans la légion Condor, participe à l'exécution d'un militante léniniste. Comme dans le film de 1963, la séquence se conclut sur le carton "Il n'y a pas de victoire. Il n'y a que des hommes et des drapeaux qui tombent". L'Oppression, la chanson de Léo Ferré, couvre une bonne partie des dialogues de la fin de la séquence, rendant difficilement audibles les références à Lénine et Mayakovsky au profit d'une accentuation du lyrisme tragique.
La seconde prière, plus courte, 3'30 contre 6'40, commence par des dessins au pinceau qui se révèlent former une croix juive. En surimpression des photos symboliques de conflits en Palestine à Berlin ou en Chine. Le rapprochement des deux cartons : "Berlin danse avec la mort", puis "Jérusalem danse avec la mort" semble indiquer que le conflit israélo-arabe est aujourd'hui pour Godard le cœur de tous les problèmes politiques internationaux de la planète comme la montée du nazisme le fut dans les années 30 en Allemagne.