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The Dubai in Me
© Masseundmacht Production
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Christian Von Borries

IMAGE

Sebastian Lütgert, Christian Von Borries

MONTAGE

Christian Von Borries, Ute Adamczewski

PRODUCTION / DIFFUSION

Masseundmacht Production

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Masseundmacht Production

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

"Dubai s’est vite taillée une réputation d’objet théorique. C’est ainsi que Christian von Borries l’aborde, et ce qui justifie son titre. S’y désigne moins le pittoresque d’une cité marchande poussée par magie et plantée d’architectures pharaoniques, que le modèle d’une utopie libérale réalisée. Dubai est l’écran de projection où s’étalent de tristes rêves, ceux forgés par l’imaginaire du capital, ceux qui nous hantent : Dubai en moi. C’est pourquoi, aux images tournées sur place, von Borries mélange des clips de publicité immobilière locale. C’est pourquoi, à ceux-ci, il ajoute encore des séquences prélevées sur Second Life. Ici et là, semblable croissance exponentielle, même pulsion d’appropriation immobilière, même régime de fantasme. Ici et là, même rôle confié à l’image, qu’elle devienne enfin notre vaste demeure, idéale et éternelle. S’il s’agit pour von Borries d’analyser cet Eden du capitalisme, il se refuse pourtant à croire qu’il pourrait aisément traverser le miroir pour trouver enfin derrière l’image de quoi se passer d’elle. Dans ce film exemplairement libre, l’image n’est pas juste un outil, elle est le terrain même où il faut en découdre. Mais plutôt que de tenter de la rendre à une quelconque dignité, il va s’acharner à l’exploiter tout comme sont exploités pour l’édification du mirage Dubai tant de nouveaux esclaves. Jouant des typologies d’images, rusant avec l’orthodoxie documentaire, s’amusant des voix off, des textes affichés, etc., c’est à un joyeux jeu de massacre que l’on assiste."
(Jean-Pierre Rehm, FIDMarseille)

Dubai has rapidly carved itself out a reputation as being a theoretical object. This is how Christian von Borries approaches it and what explains the title of his film. What is laid bare here is less the picturesque market town which has grown up over night, crammed with buildings on the scale of the pharaohs, but more the realisation of a liberal utopia. Dubai is a screen where sad dreams are played out, those inscribed by the imagination of capital, the dreams that haunt us: the Dubai-in- me. This is why von Borries combines shots of Dubai with local real estate advertising clips. This is why he adds sequences lifted from Second Life to these. Here and there this seemingly exponential growth, this same desire to appropriate real estate, the same flights of fancy. Here and there, the image has the same role, eventually to become one big eternal, ideal residence. If von Borries sets out to analyse this Eden of Capitalism, he refuses to believe that he will be able to pass easily through the looking glass, or at least beyond the image, in order to get by without it. In this exemplarily free film, the image is not just a tool it is the fertile ground itself which has to be tilled. However, rather than attempting to imbue some kind of dignity, he doggedly exploits everything he sees, reflecting how the mirage of Dubai itself was constructed by exploiting so many new slaves. Playing with the typology of images and the orthodoxy of documentary filmmaking, amusing himself with voice-overs and displayed text etc. It is like watching a joyful game of massacre.
(Jean-Pierre Rehm - FIDMarseille)

Distinctions