film-documentaire.fr | PORTAIL DU FILM DOCUMENTAIRE

img img
Bagatela
Bagatelle
© Gusanofilms
1/1
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Jorge Ramos Caballero

IMAGE

Christian Bitar

SON

Jordi Rams

MONTAGE

Carlos Muñoz Gómez-Quntero, Jorge Ramos Caballero

PRODUCTION / DIFFUSION

Gusanofilms

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Gusanofilms, Doc Alliance Films - DA Films, Universciné

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

"Vu du ciel, le palais de justice est une forteresse. D’ailleurs, il n’y a pas de façade. Comme si une fois franchi le seuil de ce hall immense, on ne pouvait plus en sortir. À l’intérieur, c’est un dédale d’escaliers, de couloirs, de locaux impersonnels où des femmes de ménage s’activent en permanence. Dans ce labyrinthe de la justice colombienne, où tout a été conçu pour égarer davantage encore les âmes égarées, elles seules trouvent leur chemin. Les affaires qui sont jugées ici concernent des délits mineurs, des "bagatelles" : vols de portables, de parfum à 7 ¤, d’un câble de téléphone... Les prévenus ont le même profil : jeunes, misérables, sans logement, confrontés à des situations familiales dramatiques. En face d’eux, des avocats commis d’office traitent les dossiers à la chaîne. Ils ont la solution miracle : le "plaider coupable" qui réduit de moitié les peines parce qu’il évite à l’État les frais d’un procès. Cette défense est un piège : les malheureux ont toutes les chances de retomber entre les griffes de la justice. Au-dessus de la mêlée, inaccessible, tirant les ficelles du destin, une voix sans corps qui enchaîne les questions sans laisser le temps de respirer, le juge omniscient et omnipotent. Tandis que dans les étages, les femmes de ménage balaient, brossent et briquent pour effacer toutes ces traces contagieuses de doigts criminels, au sous-sol, dans leur cellule, les délinquants peuvent toujours s’évader en regardant un reportage télévisé sur le 3e Salon des Riches à Moscou, "où les pierres précieuses siéent autant aux châssis de voitures de luxe qu’aux femmes"." (Yann Lardeau)

Seen from the sky, the courthouse is a fortress. Moreover, there is no façade, as if once over the threshold of this huge edifice, there is no way out again. Inside there is a maze of stairways, corridors, impersonal spaces where cleaning women are forever at work. In this labyrinth of Colombian justice, where everything is designed to lead lost souls even further astray, it is they alone who find their way. The cases judged here involve petty crimes, “trifles”: the theft of cell phones, of perfume worth 7 ¤, a phone cable... The accused all have the same profile: young, poor, homeless, in tragic family situations. Opposite them, court-appointed lawyers plead case after case non-stop. They have one miracle solution: “to plead guilty”. (Yann Lardeau)

Thématique
Distinctions