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Tjüba Tën
La Saison humide
The Wet Season
© Ben Russell
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Brigid McCaffrey, Ben Russell

IMAGE

Brigid McCaffrey, Ben Russell

SON

Brigid McCaffrey, Ben Russell

MONTAGE

Brigid McCaffrey, Ben Russell

PRODUCTION / DIFFUSION

Ben Russell

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Ben Russell

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

"Tourné à Bendekondre, au Surinam, La Saison humide, a tous les ingrédients du film ethnographique : tâches féminines (tissage, cuisine, jardinage, coiffure) et activités masculines (préparatifs de chasse, navigation en pirogue, jeux de société et fabrication d’objets usuels), rituels (chants, danses, fête du nouvel an)... Qu’elles soient réelles ou scénarisées, ces scènes n’ont pas pour propos de représenter la vie d’un village du Surinam, mais de faire ressortir les tics et les travers qui caractérisent un genre cinématographique et en font l’étrangeté, d’en détricoter les codes de représentation et de nous divertir par cette joyeuse entreprise iconoclaste.
Raideur du filmage, cadre désaxé, bout à bout de séquences sans rapport, visant à illustrer les catégories d’une taxinomie occulte, longs dialogues sans traduction, durée aléatoire des plans, maladresse ou absence totale de découpage, obstruction du champ par le premier plan, images surexposées, film rayé, amorces grillées, étalonnage bâclé, scènes enregistrées avec le cache de l’objectif et sous-titrées, conversations off, Tjuba Te accumule à l’excès les défauts, les erreurs, les accidents de filmage. C’est que poussée à l’extrême, la démarche ethnographique s’inverse et se révèle sous son véritable jour, celui du cinéma amateur. L’exposé académique accouche d’un film de famille pour les indigènes. D’où le double titre du film. On ne filme jamais que soi." (Yann Lardeau)

Shot in Suriname, The Wet Season, has all the ingredients of an ethnographic film: the women’s chores (weaving, cooking...) and the men’s activities (hunting preparations, handling the pirogue...), rituals (song, dance...). Whether staged or not, these scenes are not intended to represent life in a Suriname village, but rather to bring out the tics and quirks typical of a cinematographic genre, to unravel the codes of representation and entertain us with this joyful iconoclastic undertaking.
The film accumulates an excessive number of errors, filming accidents. Taken to the extreme, the ethnographic approach is inverted and revealed in its true light, that of home moviemaking. The academic presentation creates a family film for the natives. Hence, the film’s double title. One only ever films oneself. (Yann Lardeau)

Distinctions