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Afrique du Sud : l’heure des bilans
  • Allemagne, Afrique du Sud | 2009 | 120 minutes
  • Un film de Jihan El-Tahri

Cimenté par des décennies de lutte clandestine, l’ANC a vu sa belle unité s’éroder au contact du pouvoir. Une fresque éclairante sur le parti qui mit fin à l’apartheid, signée Jihan El-Tahri (La maison des Saoud). Le 22 avril, les Sud-Africains éliront un parlement, qui désignera à son tour le président de la “nation arc-en-ciel”. Après des années de pouvoir sans partage de l’African National Congress (ANC), héritier des luttes héroïques contre l’apartheid, le paysage politique sud-africain risque-t-il d’être bouleversé ? Très critiqué au sein du parti, Thabo Mbeki a démissionné de la présidence en 2008. C’est le charismatique Jacob Zuma, réhabilité après avoir été écarté à cause d’une affaire de corruption, qui est le candidat de l’ANC à la présidence. Mais, durant les élections législatives, le parti affrontera une formation dissidente, créée par les partisans de Thabo Mbeki, menés par Mosiuoa “Terror” Lekota. Comment l’ANC, parti rebelle, bâti sur des idéaux socialistes et sur des relations de confiance, a-t-il engendré de telles dissensions ? Racontant toute l’histoire de ce mouvement né en 1912, ce film de la réalisatrice franco-égyptienne Jihan El-Tahri nous aide à comprendre comment un mouvement de libération se transforme avec l’exercice du pouvoir. Il retrace les souffrances et les luttes, les premières élections où les Noirs purent voter, les années de présidence de l’emblématique Nelson Mandela, puis, après son départ, les querelles intestines qui ont mené à la situation actuelle. De nombreux membres de l’ANC, représentatifs des différents courants du parti - Jacob Zuma, Thabo Mbeki, Kgalema Motlanthe, Mosiuoa “Terror” Lekota, Victor Moche, Mac Maharaj, etc. – viennent apporter leurs éclairages, complétés par de très riches archives illustrant les moments historiques et les scènes de violence qui ensanglantèrent le pays. C’est avant tout à la misère que s’est achoppé ce parti qui voulait donner à tous l’accès à l’eau, à la santé et à l’éducation. S’il a favorisé l’émergence d’une classe moyenne noire, 43 % des Sud-Africains vivent encore avec moins de 2 dollars par jour

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