film-documentaire.fr | PORTAIL DU FILM DOCUMENTAIRE

img img
Les SS de la Das Reich, un parcours de la désolation
© Bonne Étoile Productions
1/1
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Caroline Reussner

PRODUCTION / DIFFUSION

Bonne Étoile Productions, France 3 Limousin-Poitou-Charentes

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Bonne Étoile Productions, ADAV

ISAN : ISAN 0000-0004-3637-0000-A-0000-0000-7
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Le 6 juin 1944, alors que le débarquement débute sur les plages normandes, Hitler comprenant qu'il a besoin de renforts, fait appel à la division blindée SS Das Reich, une unité d'élite basée à Montauban. Quinze mille hommes prennent alors la route avec une double mission : rejoindre au plus vite la Normandie et nettoyer les maquis français des résistants qui ne manqueront pas de s'interposer. Cette unité d'élite, composée de jeunes engagés – dont des Alsaciens – et de vétérans rompus aux méthodes punitives, va multiplier les atrocités, notamment à Tulle puis, plus effroyable encore, avec le massacre de la population d'Oradour-sur-Glane dans le Limousin. De très nombreux villages, bourgs et bourgades du grand sud-ouest et du centre de la France, ont eux aussi été saignés à blanc par cette division SS au printemps et à l'été 1944. La résistance et les agents des opérations spéciales parachutés par Londres croiseront la route de la Das Reich, une route, pavée de sang, jalonnée d'escarmouches et de massacres de civils, et s'emploieront coûte que coûte à retarder sa progression… Le film de Caroline Reussner permet de mieux connaître l'enchaînement de ces tragiques événements qui, loin de résulter d'un coup de folie brutal et irrationnel comme on l'a longtemps cru, furent les pièces d'une mécanique infernale de mise à mort des résistances. Ce film est l'histoire de cette division SS, sa force de frappe, ses missions, ses hommes. Il explique pourquoi, dans le contexte de l'après-guerre, particulièrement dans celui de la guerre froide qui s'installe, ses principaux responsables encore en vie ont pu échapper aux poursuites qu'ils auraient dû encourir, et finir tranquillement leurs jours sans être inquiétés. Soixante-dix ans après, l'histoire retient aussi que la plupart des bourreaux ont été amnistiés ou jamais inquiétés.