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Distinguished Flying Cross
© Travis Wilkerson
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Travis Wilkerson

IMAGE

Kelly Parker

MONTAGE

Travis Wilkerson

MUSIQUE ORIGINALE

Alan Sparhawk

PRODUCTION / DIFFUSION

Travis Wilkerson

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Travis Wilkerson, Bpi - Bibliothèque Publique d'Information, Universciné

ISAN : ISAN 0000-0005-1828-0000-D-0000-0000-Z
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

"Un père attablé au centre, ses deux fils adultes de part et d’autre, et de la bière : le dispositif, minimal, a la sobriété géométrique de la Cène de Léonard de Vinci. Détendu, l’homme s’entretient sans retenue de son expérience d’officier de l’armée de l’air au Vietnam. La guerre ? Sa vocation de pilote l’a rencontrée par hasard : on était obligé de passer par l’armée pour faire carrière dans l’aviation. L’hélicoptère de combat ? Il n’avait guère le désir d’en piloter, peu lui importaient les armes. Questionnant la marge de manœuvre de ce que le cinéaste appelle "un homme bon" en temps de guerre injuste, le film prête surtout une attention aiguë aux particularités de son discours. Un long sous-titre met le matériau autobiographique à distance à la manière d’un titre de chapitre de roman du dix-huitième siècle : L’histoire racontée à ses fils de comment l’adjudant-chef Wilkerson fut décoré de la Distinguished Flying Cross. L’accent est mis sur le récit comme artefact (comment l’exploit qui a failli coûter sa vie à son père est-il relaté ?) et sur la situation de parole (des interlocuteurs pas neutres, mais presque cois). Distinguished Flying Cross", brechtien sans ostentation, fait fi de tout commentaire. Il nous laisse seuls avec une parole embarquée" – et avec de surprenantes images d’archives en couleur tournées par les GI eux-mêmes, décidément seuls raconteurs."
(Charlotte Garson, Cinéma du réel 2011)

"A father sitting centre table, flanked by his two grown-up sons, and beers: this minimal construction is as geometrically sober as Leonardo de Vinci’s Last Supper. Relaxed, the man unrestrainedly recounts his experience as an air force officer in Vietnam. War? His vocation as a pilot was the fruit of chance: you had to go through the air force to get a career in aviation. Fighter helicopter? He had no desire to fly one, weapons meant little to him. Questioning the margin of manoeuvre of what the filmmaker calls “a good man” in times of unjust war, the film above all focuses on the distinctive features of his discourse. A lengthy subtitle sets the autobiographical material at a distance in the manner of the chapter titles of an 18th-century novel: The Story of How Chief Warrant Officer Wilkerson Was Awarded the Distinguished Flying Cross As Conveyed To His Sons. Emphasis is placed on narration as an artefact (how is the exploit that nearly cost his father his life related?) and on the context of speech (partial, almost silent listeners). Distinguished Flying Cross, unostentatiously Brechtian, dispenses with commentary. It leaves us alone with an
“embedded” story and surprising archive colour images filmed by the GIs themselves, who are in fact the only storytellers."
(Charlotte Garson, Cinéma du réel 2011)

Distinctions