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The Last Buffalo Hunt
© Lee Anne Schmitt / Lee Lynch
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Lee Anne Schmitt

IMAGE

Dave Fenster, James Laxton, Lee Lynch, Lee Anne Schmitt

SON

Ben Huff

MONTAGE

Lee Anne Schmitt

PRODUCTION / DIFFUSION

Lee Lynch, Lee Anne Schmitt

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Lee Lynch, ADAV, Doc Net Films

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?
  • États-Unis | 2011 | 76 minutes | Beta digital / HDCam
  • Un film de Lee Anne Schmitt

The Last Buffalo Hunt n'est pas un documentaire sur la chasse au buffle. Il s’agit d’un film sur les cow-boys, l’histoire et les paysages. Dans l'unique station-service ouverte de Hanksville, au sud de l'Utah, la tête décapitée d'un buffle trône à l'arrière d'une camionnette. L'un des derniers troupeaux de bisons d'Amérique vivant en liberté se trouve dans les montagnes Henry situées à proximité. Chaque année, une chasse est organisée pour en réduire le nombre. Lee Anne Schmitt a suivi cette chasse pendant cinq ans.

"Dans le sud de l’Utah, une fois par an, la chasse est ouverte contre les derniers troupeaux de bisons sauvages. Ils se comptaient par dizaines de millions avant qu’au dix-neuvième siècle, l’expansionnisme et la volonté de nuire aux Amérindiens ne provoquent leur quasi-extinction. Pendant cinq ans, la cinéaste a suivi certains chasseurs, non pour documenter l’événement mais pour questionner le mythe de la Frontière aujourd’hui. Comme California Company Town (Cinéma du Réel 2009), The Last Buffalo Hunt prélève dans le paysage les traces de l’Histoire. Qu’est devenu l’open range pour lequel on se battait dans les westerns ?
Sur des vidéos de 1998 déjà parcheminées, Terry, le guide qui vend ses services aux chasseurs occasionnels, incarne à la fois l’esprit pionnier et son ultime marchandisation. Entre campeurs, une blague sur Obama pendu à un arbre (référence aux lynchages de Noirs) confirme en toute obscénité que ce monde-là va mourir de son anachronisme. Mais tel le bison sur lequel un couple tire et retire sans l’achever, il n’en finit pas de s’étioler. L’élégance de la cinéaste consiste à éviter la satire facile des rednecks pour ciseler une élégie.
Scandée par une voix off fantomatique, l’archive devient matière vivante tandis que devant la caméra, le monde actuel, avec ses enseignes de snack-bars à têtes d’Indiens et ses porte-clés à têtes de bisons, vit dans la menace diffuse de son devenir-archive."
(Charlotte Garson, Cinéma du réel 2011)

"Once a year in southern Utah, the hunt is on for last herds of wild buffalo. They numbered tens of millions until 19th-century expansionism and the will to harm native Americans drove them to the brink of extinction. For five years, the filmmaker followed some of the hunters, not to document the event, but rather question today’s Frontier. Like California Company Town (Cinéma du Réel 2009), The Last Buffalo Hunt gleans traces of History from the landscape. What has become of the open range that was fought for in westerns?
On the already vintage 1998 videos, Terry, the guide who sells his services to occasional hunters, embodies both the pioneering spirit and its ultimate commodification. The campers’ joke about Obama hanging from a branch (referring to the lynching of Blacks) is a sure and obscene sign that this world will die from its anachronism. But like the buffalo repeatedly shot at by a couple that fail to finish it off, this world is in endless decline. Yet the filmmaker elegantly avoids facile satire of the rednecks to chisel an elegy.
Rhythmed by a ghostly voice-over, the archive becomes living matter while in front of the camera the present world, with its Indian-head snack-bar signs and its buffalo-head key rings, lives under the diffuse threat of its already archived future."
(Charlotte Garson, Cinéma du réel 2011)

À propos du film
Distinctions