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Slow Action
© Ben Rivers
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Ben Rivers

SON

Kevin Pyne, Chu-Li Shewring

PRODUCTION / DIFFUSION

Ben Rivers

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Ben Rivers

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?
  • Royaume-Uni | 2010 | 45 minutes | 16 mm
  • Un film de Ben Rivers

En 16 millimètres et en cinémascope, les trois îles du Pacifique que filme Ben Rivers (plus celle, fictive, de "Somerset") situent d’emblée "Slow Action" dans la science-fiction. À mi-chemin entre le traité de biogéographie et Fata Morgana de Werner Herzog, les images et leur commentaire off impassible décrivent un monde hypothétique à la population raréfiée. Des communautés survivent dans une adversité sans précédent. Kanzennashima, la deuxième île, est une ville minière désaffectée au milieu de l’océan. Cette urbanité à l’abandon porte la trace de l’utilitarisme de l’humain, qui n’a jugé bon de s’y installer qu’un temps, sans se soucier de la longévité de ses ruines. Quant à l’île dévastée par un cyclone (en réalité Tuvali, l’un des plus petits pays du monde), elle prend des allures post-apocalyptiques : voitures et toitures retournées, ces éléments que nous connaissons via les reportages télévisés, apparaissent au moment où le commentaire évoque les nobles "signes d’une civilisation disparue"... Que suggère l’étrange disjonction entre la précision documentaire des images et la généralité du commentaire érudit, sinon que l’expertise encyclopédique est tout aussi utopique que ces communautés insulaires ? Comme tout film de science-fiction, "Slow Action" se révèle ainsi film de fantômes. (Charlotte Garson, Cinéma du réel 2011

In 16-millimetre cinemascope, the three Pacific islands filmed by Ben Rivers (plus the fictional island “Somerset”) immediately place Slow Action in the realm of science fiction. Mid-way between a bio-geographical treaty and Werner Herzog’s Fata Morgana, the images and impassive commentary describe a sparsely populated imaginary world. Communities survive amidst unprecedented adversity. Kanzennashima, the second island is a deserted mining town in the middle of the ocean. This abandoned urbanity bears the marks of human utilitarianism, which saw fit to settle there only for a time, with no concern for the longevity of its ruins. The hurricane-devastated island (in real life Tuvali, one of the world’s tiniest countries) looks post-apocalyptic: overturned cars and roofs are all scenes familiar through televised reports, but here they appear at the moment the narration evokes the noble “signs of a vanished civilisation”... What does this strange disconnect between the documentary precision of the images and the generalities of the scholarly narration say, if not that encyclopaedic expertise is as utopian as the island communities? Like all science-fiction films, Slow Action turns out to be a ghost film. (Charlotte Garson, Cinéma du réel 2011

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