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Koundi et le jeudi national
Koundi and the National Thursday
© Goethe Institut du Cameroun
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Ariane Astrid Atodji

IMAGE

Isabelle Casez

SON

Sebastian Kleinloh

MONTAGE

Mathilde Rousseau, Sebastian Winkels

PRODUCTION / DIFFUSION

Goethe Institut Kamerun

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Goethe Institut Munich, ADAV, Doc Net Films

ISAN : ISAN 0000-0003-482E-0000-Z-0000-0000-6
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

"Koundi, gros bourg de 1 200 habitants de l’Est du Cameroun, tire la plus grande partie de ses revenus de l’exploitation de la forêt équatoriale. Dans l’éventualité où l’État romprait son contrat de forêt communautaire, les autorités municipales instituent un "jeudi national" : un jour mensuel de travail en commun des hommes qui permettra de commencer une plantation cacaoyère. Découpé comme une semaine du dimanche au samedi, Koundi et le Jeudi national a la saveur d’une chronique villageoise. Mais jamais le point de vue de sa réalisatrice ne se rabat sur le folklore quand affleure, au jour le jour, la politique.
Cette perspective – utopique ? – d’autogestion future fonctionne dans ce film, magnifiquement photographié comme un prisme à travers lequel observer la vie en communauté, de la classe ("abstinence, fidélité, condom !") au lavage du linge, de la fabricante de vin (qui refuse de vendre aux ivrognes) à la guérisseuse, du jour de paye (une liasse de billets accompagnée d’une bière) au procès pour adultère, en passant par la drague au bar du cru, le "Jet Set". Est-ce un hasard si le jeudi national est réservé aux hommes, tandis que les femmes travaillent en cuisine pour ceux qui s’activent à la machette ?
Au fur et à mesure que la "semaine" avance (une semaine que l’on sent nourrie de plusieurs semaines de tournage), Koundi devient un traité des rapports entre les sexes, à la fois précis et drôle."
(Charlotte Garson, Cinéma du réel 2011)

"Koundi, a town of 1,200 inhabitants in eastern Cameroon, gets most of its income from working the equatorial forest. To prepare for an eventual end to their community forest contract with the State, the municipal authorities have set up a “national Thursday”: a monthly day of communal work from the men to create a cocoa plantation. Divided into weekdays from Sunday to Saturday, Koundi and the National Thursday has the taste of a village chronicle. But the filmmaker’s viewpoint never settles for folklore when politics rises to the surface.
This perhaps utopian perspective of future self-management functions, in this magnificently photographed film, like a prism through which to observe community life, from lesson-time (“abstinence, fidelity, condom!”) to washing the clothes, from the wine-maker (who refuses to sell to drunkards) to the healer, from payday (a wad of notes with a beer) to the trial for adultery, and cruising at the “Jet Set”, the local bar. Is it really a coincidence that national Thursday is reserved for men, while the women cook for those working with the machete?
As the “week” progresses (a week that one feels has been enriched by several weeks of shooting), Koundi becomes a precise and comic treaty for gender relations."
(Charlotte Garson, Cinéma du réel 2011)

Distinctions