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Fierté gay
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Sylvain Desmilles

IMAGE

Michel Bort, Marc Seferchian

SON

Jean-Jacques Faure

MONTAGE

Isabelle Putod

PRODUCTION / DIFFUSION

INA - Institut National de l'Audiovisuel

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

INA Distribution

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

L’évolution du regard porté par les hétéros sur les gays à travers 40 ans d’images télévisuelles. En quarante ans, le regard porté par les télévisions occidentales sur les homosexuels a connu une véritable révolution. Sujets tabous hier, pourchassés, condamnés, méprisés ou caricaturés à l’extrême, les gays sont aujourd’hui présentés de manière positive dans tous les grands médias. Cette visibilité témoigne des profonds changements qui se sont opérés à la suite des mouvements pour les droits civiques, de la révolution sexuelle mais aussi du sida. En rendant visible les luttes pour la liberté et l’égalité des homosexuels, la télévision a accompagné et même accéléré l’évolution du regard portés par les hétérosexuels sur les gays. Symbolique à ce titre est le succès mondial des Gay Pride, des Christopher Street Day parades et autres Marches des fiertés. Au fil des années, elles ont évolué avec l’image des homosexuels et sont devenues un symbole de la fierté gay, une vitrine médiatique, un étalon de la tolérance et des progrès démocratiques à réaliser. Toutefois, les attaques récentes portées contre certaines Gay Pride témoignent d’un retour en force de l’homophobie et des préjugés vis-à-vis des gays. Quarante ans après la toute première marche new-yorkaise de juin 1970, la représentation et l’intégration des gays dans la société seraient-elles à nouveau contestées ? Afin de mesurer la portée des acquis réalisés et de mettre en perspective les dangers qui menacent ces derniers, il était important de retracer et de comprendre l’évolution du changement de regard qui s’est opéré à l’égard des gays. Pour cela, nous avons choisi de privilégier le médium télévisuel, symbole du point de vue hétérosexuel et des grands changements de masse. Sylvain Desmille, le réalisateur, appartient à cette génération qui a pris conscience de son homosexualité à travers la représentation que la télévision en rendait. En affirmant puis en dépassant les caricatures et les clichés souvent assumés par les gays eux-mêmes, en s’interrogeant sur les causes de l’homosexualité puis sur la vie des gays eux-mêmes, en les accompagnant au plus près aux pires moments du sida, tout à la fois pédagogique et voyeuriste, la télévision a contribué à changer l’image que les hétéros se faisaient des homos. Ce regard télévisuel se fonde en grande partie sur les témoignages et les actions des gays eux-mêmes qui ont très vite compris l’importance des enjeux de communications pour faire reconnaître leurs droits et combattre l’homophobie. Écrit à une première personne "générationnelle", ce film est rythmé, sensible, ponctué de touches d’humour et de moments émouvants, il interroge les différentes situations internationales. Parce qu’il fut et reste une référence pour toutes les télés et tous les mouvements homosexuels du monde, le modèle américain est mis en avant, à travers nos choix d’archives souvent méconnues voire inédites, nos tournages réalisés à New York, à Washington et à San Francisco mais également nos intervenants (Edmund White, John Giono, Perry Brass ou Gérard Koskovitch entre autres). Ceux-ci, gays, offrent un contre-point au regard hétéros et permettent de mieux comprendre le dialogue qui s’est noué par l’intermédiaire de la télévision

Changes in heterosexuals’ perceptions of gays reflected in 40 years of television footage. In the space of forty years, the view of homosexuals presented on Western TV channels has been completely revolutionised. A taboo subject only a short time ago – persecuted, condemned, the victims of scorn and extreme caricatures – gay people are today presented in a positive way in all the major media. This visibility reflects the profound changes brought about by civil rights movements, the sexual revolution, and AIDS. By making visible homosexuals’ struggles for freedom and equality, television has supported and even accelerated changes in heterosexuals’ attitudes towards gay people. One emblematic phenomenon from this viewpoint has been the worldwide success of Gay Pride events, Christopher Street Day parades and other Pride marches. Over the years, they have changed with the image of homosexuals and have become a symbol of gay pride, a media showcase, and a yardstick of tolerance and of the democratic advances to be made. But the recent attacks on certain Gay Pride events show that homophobia and prejudice against gays are making a comeback. Forty years after the very first march in New York in June 1970, are the representation of gays and their integration in society again being challenged? To take stock of the extent of the progress made, and put the dangers threatening it into perspective, it was important to retrace and understand how the change in the perception of gays came about. To do so, we have chosen to focus on the medium of television, a symbol of the heterosexual viewpoint and of major changes in social attitudes. Sylvain Desmille, the director, belongs to a generation which became aware of its homosexuality through the representation of it which television provided. By asserting and then by transcending the caricatures and clichés often assumed by gays themselves, by asking questions about the causes of homosexuality and then about the lives of gay people themselves, and by accompanying them in the worst moments of AIDS, both in a pedagogical and voyeuristic way, television has helped to change the image heterosexual people had of homosexuals. This televisual perception is largely founded on the testimony and actions of gay people themselves, who very quickly understood the importance of media issues when it came to having their rights recognised and combating homophobia. Written in the “generational” first person, this lively and sensitive film is dotted with humorous touches and moving moments; it asks questions about different situations in an international context. Because it was and remains a reference for all TV channels and all the world’s homosexual movements, the American model takes centre stage, through our choices of archive footage (often little known or previously unscreened), our shoots in New York, Washington and San Francisco, and our interviewees (including Edmund White, John Giono, Perry Brass and Gerard Koskovitch). The gays interviewed present a counterpoint to heterosexual perceptions, and enable a better understanding of the dialogue which has come into being through television