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Madame Jean
© ADR Productions
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Sophie Bruneau, Marc-Antoine Roudil

IMAGE

Benoît Dervaux

SON

Marc-Antoine Roudil

MONTAGE

Philippe Boucq

PRODUCTION / DIFFUSION

ADR Productions

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Alter Ego Films

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

"Deux femmes de deux générations différentes conversent à la table d’une vieille ferme du Cantal, filmées par une caméra à l’épaule qui semble respirer en même temps qu’elles. Dans la pièce, les variations de lumière et le bruit des voitures renvoient hors champ à un monde agricole en perpétuelle mutation. Marie-Hélène Lafon rend visite à Madame Jean et la questionne sur son passé. Elles partagent une enfance paysanne, une langue légèrement infléchie d’expressions régionales, quelques recettes du cahier de Madame Jean que son interlocutrice a déjà goûtées ici. L’un des gâteaux a d’ailleurs un nom qui pourrait convenir à Marie-Hélène : la visitandine. Est-ce parce que celle-ci, écrivain, réinvente dans ses romans l’enfance début de siècle de la vieille femme, qu’elle vient raviver ses souvenirs ? Quand Madame Jean évoque "Jacques de la caisse", le colporteur aveugle, ou ses grands-oncles de la "classe 14" tous morts au front, elle charrie dans ce "nous" émouvant jusqu’à des ancêtres qu’elle ne connaît que par ouï-dire. À mesure que les pommes sont pelées et que, dans le récit, les hectares de la ferme des parents de Madame Jean grandissent à coups d’achats de parcelles environnantes, la relation de Marie-Hélène à la mère de Madame Jean jette un léger trouble. Qui raconte, qui écoute ? Comment se fait-il que ce soit à Marie-Hélène, alors fillette, que la mère de Madame Jean a parlé de la bête du Gévaudan ? Et si c’était la "sauvagerie qui venait très doucement" dans "cet intérieur très rassurant" qui justement avait fait naître entre ces murs une vocation d’écrivain ?" (Charlotte Garson, Cinéma du réel 2011

Two women from different generations are talking around a table in an old farm in the Cantal, filmed by a hand-held camera that seems to breathe in time with them. In the room, the shifting light and car noises remind us of an off-camera farming world in perpetual change. Marie-Hélène Lafon is visiting Madame Jean and asking her about her past. They share a farming childhood, a language tinged with regional expressions, recipes from Madame Jean’s notebook, which her visitor has already tasted here. As a writer who recreates in her novels the old woman’s turn-of-century world of childhood, might this visitor have come to rekindle her memories ? When Madame Jean mentions “Jacques the Box”, the blind hawker, or her great-uncles of “class 14”, all killed in the war, she includes in a touching “we” ancestors that she knows only by hearsay. As the apples are peeled and, in the narration, as the acreage of the farm belonging to Madame Jean’s parents increases through the purchases of neighbouring plots, the relationship between Marie-Hélène and Madame Jean’s mother creates a slight blur. (Charlotte Garson, Cinéma du réel 2011

Distinctions