film-documentaire.fr | PORTAIL DU FILM DOCUMENTAIRE

img img
Jamais à Marseille le chant des oiseaux n'avait été si fraternel
© Vidéo 13 Production / La Parole Errante
1/1
COMMENT VISIONNER CE FILM ?
  • Distributeur(s) :

    13 Productions

  • Depuis ses origines en 1978, le fonds Images de la culture, géré directement par le CNC depuis 1996, constitue un outil privilégié pour la diffusion de la culture audiovisuelle en France. Le catalogue totalise aujourd’hui plus de 2700 œuvres documentaires.

    + Images de la Culture
  • Ce film est préservé et consultable à la Bibliothèque nationale de France (bibliothèque de recherche, sur accréditation).
    Plus d'informations sur le dépôt légal

"Dans un cadre de verdure bercé par le chant des cigales où la lumière du midi filtre à travers une haie, Armand Gatti est assis sur un tabouret, face à la caméra. Il nous parle de sa conception du théâtre comme art de la parole, en rejetant la fonction "tiroir-caisse" du spectacle. Il revendique un art de la prise de conscience et donne une exigence à sa pratique théâtrale en faisant de la langue et du langage son absolu. Pour Armand Gatti, ce n'est pas la technique qui doit peupler le théâtre mais l'esprit ; la technique doit rester une passerelle.
Dans ce monologue discursif sur sa pensée théâtrale, il revient largement sur la mise en valeur de la parole et du verbe ; "c'est ce qui nous fait et nous donne une identité." Il refuse la psychologie qui incarne à ses yeux la destruction du langage vrai, et prône la prise de conscience de soi par la langue, par le mot tel qu'il est employé. Il critique l'aspect avilissant du théâtre où le spectateur attend que les sensations le transpercent, et revendique la fonction cathartique du théâtre grec. Il faut laver la cité de ses maux. Le théâtre d'Armand Gatti est un théâtre militant et engagé où l'on doit faire l'exégèse du mot pour en trouver la conscience. Quand on dit "le chien aboie", la seule chose à se demander c'est si le mot chien aboie, et à partir de là, tout devient possible."
(Tristan Gomez)