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Un beau jardin, par exemple
© Jean-Pierre Duret
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Jean-Pierre Duret

IMAGE

Claude Mouriéras

SON

Romain Gaborieau

MONTAGE

Roman Dymny

PRODUCTION / DIFFUSION

Jean-Pierre Duret

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Jean-Pierre Duret, Documentaire sur Grand Écran, ADAV, Documentaire sur Grand Écran

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Dans son premier film, le cinéaste rend hommage au métier d'agriculteur à travers le portrait de ses propres parents. Leur obstination à poursuivre leur travail jusqu'à la limite de leurs forces, c'est leur réponse à la violence de l'histoire et du temps.

Une cour qui descend en pente douce vers une fontaine marque le territoire collectif de Jean, Thérèse, Edouard et Eugénie depuis soixante-dix ans. Ils sont de vieux paysans. Là où ils sont nés, c’est le centre de leur monde dont ils ne sont jamais partis sauf pour sacrifier aux deux grandes guerres du siècle auxquelles femmes et hommes ont payé un lourd tribut.
Aujourd’hui, ils continuent de travailler obstinément même si chaque année qui passe ils abandonnent une part de leurs activités, d’abord les gros travaux et puis les choses plus intimes, plus vitales comme les animaux. Leur obstination à poursuivre leur travail jusqu’à la limite de leurs forces, c’est leur réponse à la violence de l’histoire et du temps qui en a contraint tant d’autres à l’abandon, à l’exode et à l’uniformisation des campagnes.
Leur culture et leur langage propres, toute cette expérience subjective constamment retransmise au travers d’une mémoire presque exclusivement orale ne trouvent plus leur place aujourd’hui ; ils sont des survivants, et ils ont peur d’être de trop dans la société.

"Le documentaire que Jean-Pierre Duret a réalisé sur ses parents raconte les vaches douces à traire, les chambres glacées le matin, la cave à vin des hommes. Il montre les mains noueuses du père qui gratte la terre autour des légumes, ses yeux clairs, ce visage sec qu'il a transmis à son fils. Jean-Pierre Duret aujourd'hui a presque le même âge que la vigne familiale, 50 ans : "Je sais que là je suis chez moi." Sa vie est faite de hasards, mais aussi d'une nécessité transmise par le père. Celle d'être un bon artisan, au service de l'art. Le cinéma l'a réconcilié avec lui-même, a éradiqué "la honte d'être paysan"."
(Annick Peigné-Giuly, Libération, janvier 2003)

In his first film, the filmmaker pays tribute to the farmer's job through a portrait of his own parents. Their obstinate determination to continue working as long as their strength permits is their answer to the violence of history and time.