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Reinhoud - Mon sculpteur
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Blaise D'Haese

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Antoine Rosset

MONTAGE

Anaïs Enshaian

PRODUCTION / DIFFUSION

Off World

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Off World

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

C'est un film sur mon père, le sculpteur Reinhoud, mort le 1 juillet 2007 à l'âge de 79 ans. Ma vision de lui n'a jamais pu séparer l'homme de son travail puisqu'il y a consacré toute sa vie et mis tout ce qu'il avait et tout ce qu'il était. Ses sculptures ont été pour moi autant de frères et soeurs dans des maisons peuplées de créatures. Mais je ne l'ai cependant connu que les 25 dernières années de sa vie. Peut-on comprendre quelqu'un après sa mort? Quelle vie a t-il mené ? Quelle oeuvre a-t-il laissé ? Que peut-elle bien refléter de sa personnalité ? Comment était-il avec les autres personnes ? Quelles étaient ses relations avec les femmes de sa vie ? J'ai filmé mon père dans l'intimité des deux dernières années de sa vie. Ma volonté a été de partir de ce matériau filmique à la recherche de l'homme qu'il a été et de l'oeuvre qu'il a laissé, de reconstruire le personnage qu'il était et de mieux appréhender son monde. Pour cela je me suis entretenu avec ses proches, sa famille, ses collaborateurs, ses complices; peintres, sculpteurs et écrivains. De façon non linéaire, j'ai juxtaposé à ces interviews des images d'archives télévisuelles, des interviews données par mon père entre 1966 et 2004, ainsi que les films de séances de travail, tournés en 1977 et 1990 pour replacer au centre du film le geste du sculpteur.[...] C'est aussi une histoire de la Belgique, ou comment un de ses jeunes artiste tout juste reconnu, décide de quitter sa patrie, écoeuré par les querelles communautaires dont souffre son pays, incarné par la figure de son père, politicien flamand. Il coupe les ponts avec les siens et s'installe en France dés 1960. Il n'enseigne pas à ses enfants sa langue maternelle, le flamand. Et pourtant, son oeuvre reste profondément flamande. Il s'inscrit dans une tradition portée par Bruegel, Bosch et James Ensor et témoigne de la richesse et de la puissance de la culture Belge. À sa manière, l'histoire de Reinhoud raconte quelque chose de celle de son pays. Ce sera l'occasion de transmettre une mémoire, celle de l'expérience d'une vie passée à travers la matière, cet insoumis ayant tourné le dos à la religion et sa famille, ce boiteux de naissance qui prit sa revanche sur la matière en construisant une oeuvre dans le plus rétif des matériaux, le métal, pour parvenir dans la sculpture à un équilibre inégalé