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Combattre pour l'Indochine
© Zadig Productions
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Patrick Barbéris, Éric Deroo

IMAGE

Jean-Robert Viallet

MONTAGE

Paul Morris

PRODUCTION / DIFFUSION

Zadig Productions

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Zadig Productions

ISAN : ISAN 0000-0003-5705-0000-M-0000-0000-8
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Le film retrace à l’aide d’images d’archives, de photographies, d’articles de presse, d’affiches et de témoignages croisés d’anciens combattants de la guerre d’Indochine (1946-1954), le déroulement des combats et la défaite de Diên Biên Phu en mai 1954. Les soldats français ont été particulièrement démunis face aux méthodes inédites de leur ennemi, les troupes du Viêt minh.

Mai 1954 : il y a cinquante ans, la défaite de Diên Biên Phu mettait fin à la guerre d’Indochine menée par la France depuis 1946. Ce film donne pour la première fois la parole aux anciens combattants d’Indochine qui éclairent, à la lueur de leur douloureuse expérience, cet épisode sombre de l’histoire française. Le documentaire démarre sur le témoignage d’Amédée Thévenet. Il raconte la faim, les blessures que l’on ne sent même plus, les morts que l’on déshabille pour se vêtir, l’ennemi et ses méthodes cruelles et infaillibles. Jean, Jacques, Raymond, Georges, Marcel, Pierre et les autres reviennent de loin, comme le montrent les terribles images inédites tirées des films amateurs des soldats ou provenant des Etats Unis. Militaires de carrière ou engagés volontaires, la plupart d’entre eux a participé à la libération de l’Europe.

À partir de 1945, la France voit son empire colonial ébranlé par une vague communiste et le désir d’indépendance. Sur fond de guerre froide, ce conflit opposa les troupes du Viêt-minh, soutenues par la Chine et l’URSS, à l’armée vietnamienne et aux minorités ethniques épaulant le corps expéditionnaire français. Partis pour libérer l’Indochine du joug japonais et conserver cet empire, les combattants français sont plongés dans une violente guérilla aux méthodes inconnues. Certains, comme Henri Martin, figure emblématique de la lutte contre cette "sale guerre", s’interrogent sur ce conflit. Pourtant, l’opinion française reste indifférente et la classe politique indécise.

1947 est une année sanglante. Surnommée "route du sang", la Route coloniale 4, située à la frontière nord est, reliant la Chine à l’Indochine, devient l’enjeu des conflits. Jack Bonfils, Charles Henri de Pirey, Amédée Thévenet, Georges Oudinot racontent les combats et le repli ordonné en 1950 : quatre mille hommes sont encerclés par trente mille soldats. Pour les tirer de là, deux bataillons de parachutistes se sacrifient. Harcelés par l’ennemi, blessés, affamés, la moitié des hommes meurent, beaucoup de corps ne sont pas retrouvés. Pour la première fois, le napalm envoyé par les États Unis est utilisé. Mais rien ne décourage l’adversaire.

1953, la bataille de Diên Biên Phu est décisive. Pierre Rouault, médecin, raconte les combats au corps à corps, les blessés qui jonchent les tranchées, les couches de cadavres sous la terre. Les soldats sont démunis. L’enfer continue en détention jusqu’aux accords de Genève en 1954. De nombreux soldats meurent d’épuisement. Mais malgré les cent vingt mille blessés et les cent dix mille morts, un autre conflit se profile déjà pour la France : l’Algérie.