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Yatasto
© El Calefõn Cine
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Hermes Paralluelo

IMAGE

Hermes Paralluelo, Ezequiel Salinas

SON

Federico Disandro

MONTAGE

Hermes Paralluelo, Ezequiel Salinas

PRODUCTION / DIFFUSION

El Calefón Cine

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

El Calefón Cine

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

"Pour son premier film, Hermes Paralluelo est parti à la rencontre de cartoneros, chiffoniers par contrainte, à Villa Urquiza, quartier de la périphérie de Cordoba, en Argentine. On connaît le risque à filmer le dénuement matériel, son pathos, ses complaisances. À l’inverse de telles facilités, Paralluelo choisit sa distance. Elle est faite de patients plans larges et fixes où se déploient les conversations et s’entrevoient les espaces déglingués. Un petit monde s’ouvre à nous, d’où se détache Ricardo, au visage poupin de ses dix ans, entouré de ses cousins, Bebo et Pata tout juste sortis de l’enfance, sa grand-mère et sa soeur aînée, attentive et affectueuse. Le grand rêve du gamin : un cheval de course. Pas celui de sa cariolle avec laquelle il collecte les déchets, mais une belle bête qu’il veut nommer Yatasto, à la suite du pur-sang mythique. Cette charrette avec laquelle lui et ses compagnons arpentent la ville nous guide dans de longues traversées au son entêtant des sabots qui rythment le film. Lent et dérisoire attelage, seul point de vue pour apercevoir, présent mais lointain, le monde des autres. Fixée sur la charrette, la caméra fabrique un contrechamp à leurs discussions, travellings défilant derrière eux, les rues qui se succèdent, le ramassage, le flux de la circulation automobile. Figures urbaines d’un héroïsme de l’ordinaire, sans larmes ni cris ni fureur, mais qui ne renonce jamais."
(Nicolas Feodoroff, FID Marseille 2011)

"For his first film Hermes Paralluelo went to meet the cartoneros, rag-and-bone men through coercion, in Villa Urquiza, a district on the periphery of Cordoba in Argentina. We know the risk of filming destitution in terms of pathos and indulgence. In contrast to this facile approach, Paralluelo maintains his distance. It consists of patient, wide, fixed shots in which conversations unfurl and ramshackle spaces are glimpsed. A little world is revealed to us, from which Ricardo, a baby-faced ten-year- old, stands out, surrounded by his cousins, Bebo and Pata (themselves just out of childhood), his grandmother and his elder sister, who are attentive and affectionate. The child’s big dream: a race horse. Not the horse which pulls his rubbish cart, but a beautiful beast he wants to call Yatasto, after the legendary thoroughbred. The cart in which he and his companions cross the city guides us on long trips syncopated by the dogged sound of horseshoes. This slow and derisory coupling provides the only point of view for glimpsing the present but far-off world of others. The camera is fixed on the cart and creates a counterpoint to their discussions through tracking shots of successive streets, garbage collection and the flux of automobile traffic. Urban figures of an everyday heroism, without tears or cries or fury, but which never lets up."
(Nicolas Feodoroff, FID Marseille 2011)

Distinctions