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Grande Hotel
© Serendipity Films
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Lotte Stoops

IMAGE

João Ribeiro

SON

Gabriel Mondlane

MONTAGE

Dieter Diependaele, Katarina Türler

PRODUCTION / DIFFUSION

Serendipity Films, Volya Films, Canvas, VAF - Vlaams Audiovisuel Fonds / Flemish audiovisual fund

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Serendipity Films, La Maison du doc

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?
  • Belgique | 2010 | 70 minutes | Vidéo HD
  • Un film de Lotte Stoops

Berta ne se sent toujours pas chez elle au Portugal. Au fil de ses pensées, nous sommes transportés dans sa ville d'origine : Beira, au Mozambique, où s'élève le Grande Hotel, témoin du colonialisme, d'une guerre révolutionnaire et d'une guerre civile. Joyau du régime colonial, construit en 1955, le complexe hôtelier était voué à l'échec. Ce monstre de 12 000 mètres carrés, qui ne comptait que 110 chambres de luxe, n'a jamais été rentable. 60 ans plus tard, il abrite plus de 2 500 hôtes "permanents". Le moindre recoin de l'hôtel est utilisé pour le logement. Moises a gravi les échelons de la hiérarchie interne de ce monde reclus et connaît le Grande Hotel comme le fond de sa poche. Les habitants n'ont que peu de contact avec le monde extérieur. Peu à peu, le passé mouvementé de l'hôtel et, à travers lui, du Mozambique, se laisse entrevoir. Images d'archives et anecdotes qui se superposent aux images de l'hôtel d'aujourd'hui évoquent un passé douloureux, qui a vu le bâtiment abandonné se peupler au cours de la guerre civile et des graves inondations qui ont frappé le Mozambique. Elles dévoilent l'histoire révolutionnaire de ce pays et nous donnent à voir les traces dont elle a marqué l'hôtel. Mais en marge de la destruction, il y a une volonté de construire, il y a l'espoir. Moises a aidé à la construction de la nouvelle mosquée et d'un salon de coiffure dans l'hôtel. Et, avec sa femme Eliza, il gère une petite boutique. Mais qu'adviendra-t-il de tous ces gens, prisonniers de leur situation actuelle ? Tandis que s'entrelacent les rêves et désirs d'avenir des protagonistes et les fantômes du passé, nul ne sait le sort qui sera fait au bâtiment : implosion contrôlée, transformation en musée d’État ou création d'une Université du peuple..

Berta still doesn’t feel at home in Portugal. Her musings take us to her real ‘home’: the city of Beira. Here resides the Grande Hotel, an eyewitness to colonialism, a revolutionary and a civil war. This megalomaneous pride and joy of the colonial regime, built in 1955, was doomed to fail. This monster of 12,000 square metres only had 110 extremely luxury rooms. It could not pay off. 60 years later, it is the home of more than 2,500 ‘permanent’ guests. Everything that could be converted for housing is used. Moises worked his way up in the hierarchy of the internal social organization and therefore knows the Grande Hotel’s goings by heart. The residents have few contact with the outside world and form an - to avoid - enclave. Gradually the coloured past of the hotel and thus of Mozambique, seeps in. Archive footage but also the anecdotal stories we hear on images of the hotel today, bring the paradox to life. They tell us how this empty building got populated during the civil war and the major floods in Mozambique. They unveil the revolutionary history of this country and the traces it left behind at the hotel. But besides destruction there is also construction, and therefore hope. Moises helped to build the new mosque and barbershop in the hotel complex. And together with his wife Eliza, he runs a small shop. But what has to become of all these people, trapped in their current situation? The dreams and wishes of the protagonists for their future alternate with what the ghosts have in mind for the building: from a controlled implosion, a glorious state museum to a university of the people

Distinctions