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Logoden, bord de côte
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Aurélie Bonamy, Jean Fraysse

IMAGE

Jean Fraysse

SON

Jean Fraysse

MONTAGE

Aurélie Bonamy

PRODUCTION / DIFFUSION

Cinémathèque de Bretagne

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Cinémathèque de Bretagne, La Maison du doc

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

L’histoire est simplement magnifique. En 1979, pour remercier le propriétaire de l’île de Logoden de l’avoir autorisé à y filmer des scènes de Mon Oncle d’Amérique, Alain Resnais offre à ce monsieur, Jean Fraysse, une caméra super 8 de grande qualité. Dès lors, Jean Fraysse se prend de passion et parcourt l’île caméra au poing, pour y collecter des images de la nature autant que de ses rares proches. Par ailleurs, il enregistre des sons, bruits des travaux, rumeurs naturelles, conversations familières. Il dépose plus tard l’ensemble à la Cinémathèque de Bretagne. C’est là qu’une jeune femme, Aurélie Bonamy, venue en stage, y découvre ce trésor bien discret laissé en jachère. De son propre chef, elle décide d’organiser ces prises éparses, de numériser les sons, d’en monter et d’en mixer une partie en une suite de vignettes. Si elle a bien sûr l’accord de Fraysse, les deux complices ne se sont pourtant jamais rencontrés et n’ont échangé, jusqu’ici encore, qu’au téléphone. Voici donc une oeuvre singulière, resurgie du lointain d’une pratique amateur et de sa modestie si évidemment gracieuse, désormais cosignée par des auteurs que plus d’une génération autant que l’espace séparent.
À la délicatesse des prises de vue répond la douceur si pertinente du montage et du mixage, laissant affleurer tout à la fois un sens aigu de l’observation, un amour profond de cette terre isolée et de son quotidien sans spectaculaire - sans oublier un goût et une réelle maîtrise du cinéma. (Jean-Pierre Rehm, FIDMarseille 2012)

The story is quite simply magnificent. In 1979, to thank the owner of the island of Logoden for authorising the filming of scenes for Mon Oncle d’Amérique, Alain Resnais offered this gentleman, Jean Fraysse, a highquality super 8 camera. From then on, Jean Fraysse became passionate about it and roamed the island with camera in hand, recording images of nature and his few loved ones. What is more, he recorded sounds: work noises, sounds of nature, family conversations. He later gave it all to the Cinémathèque of Brittany. It was there that a young intern named Aurélie Bonamy discovered this discrete, forgotten treasure. Of her own accord she decided to organise the few shots, to number the sounds and edit and mix them separately in a series of vignettes. Although she had Fraysse’s permission, the two accomplices never met and have only ever spoken by telephone. So here is a unique piece, re-emerging from afar, about an amateur practice and its so obviously gracious modesty, now co-signed by authors separated by more than a generation and by space.
The pertinent gentleness of the editing and mixing responds to the delicacy of the shots, allowing a sharp sense of observation, a deep love of the isolated terrain and its daily life to bloom without sensationalism – not forgetting a taste and a real mastery of cinema. (Jean-Pierre Rehm, FIDMarseille 2012)

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