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Avenue Rivadavia
© La Vie est belle Films associé
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Christine Seghezzi

IMAGE

Willi Benhisch

SON

Ariel Piluso

MONTAGE

Claire Atherton

PRODUCTION / DIFFUSION

La Vie est belle Films

PARTICIPATION

Pays des Miroirs Productions, Scam - Brouillon d'un rêve, WOW, CNC. Aide au développement renforcé

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

La Vie est belle Films, La Maison du doc, Universciné

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

"Tout commence par un long travelling. L’avenue Rivadavia à Buenos Aires, la plus longue du monde paraît-il, pourrait ne livrer que des clichés sur la capitale argentine : cours de tangos et légendaires terrasses de cafés, immeubles élégants, hôtels... Mais en chemin, la flânerie spatiale trébuche sur des trous de mémoire, des retours du refoulé historique. Ainsi, dans un quartier central, aux yeux de tous, une façade anodine abrite-t-elle l’horreur d’un camp de torture récent. Victimes de la dictature, stigmates de l’effondrement économique… L’absence des disparus et des déclassés affleure à travers ceux qui restent, mères de la Place de Mai ou chômeuse reprenant le travail dans un hôtel fermé puis réinvesti par ses employés.
Peu à peu, l’avenue échange sa longueur cadastrale contre une endurance temporelle. En cours d’alphabétisation, la classe principalement asiatique fait face à une professeure d’espagnol qu’un contrechamp tardif révèle également asiatique : le présupposé d’une immigration récente tombe devant l’évidence que le temps a déjà fait son œuvre. Qu’est-ce que le temps ? Christine Seghezzi pourrait répondre, comme l’horloger qu’elle a rencontré : "Si on me le demande, je ne sais pas, et si on ne me le demande pas, je sais "..."
(Charlotte Garson, Cinéma du réel 2013)

"Everything starts with a long travelling shot. Rivadavia Avenue in Buenos Aires, allegedly the longest in the world, could well offer nothing more than clichés of the Argentine capital: tango lessons and legendary café terraces, elegant buildings, hotels…But on the way, the stroll bumps up against lapses of memory, repressed pasts that resurface. In the central district, in full view of all, behind a commonplace façade, is a torture centre from not so long ago. Victims of the dictatorship, scars of economic collapse… The absence of the missing and victims of the crisis makes itself felt in those who remain – the mothers of the Plaza de Mayo or the unemployed woman who goes back to work in a hotel that closed down and was then reopened by the staff.
Little by little, the avenue exchanges its physical length for endurance in time. In a very telling sequence of a Spanish lesson, the mainly Asian class faces a teacher who, in a late reverse shot, also turns out to be Asian: the assumption of recent immigration crumbles before the proof that time has already passed, and that the identity of a large city is continuously being reinvented. What is time? Christine Seghezzi might reply, as did the watchmaker she met: “If you ask me, I don’t know, and if you don’t ask me, I know”... "
(Charlotte Garson, Cinéma du réel 2013)

Distinctions