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Le Terrain
© L' Atelier documentaire
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Bijan Anquetil

IMAGE

Bijan Anquetil

MONTAGE

Bijan Anquetil

PRODUCTION / DIFFUSION

L' Atelier documentaire

PARTICIPATION

Conseil général de la Seine-Saint-Denis

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

L' Atelier documentaire, Agence du court métrage, ADAV, Images de la culture (CNC), Universciné

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

"Qu’est-ce qu’un chez-soi, un foyer ? Contre toute attente, a minima, c’est peut-être un "terrain", ce mot cadastral qui assigne à non-résidence, en marge des villes (ici Saint-Denis) une communauté tout juste tolérée.
Pendant un an, Bijan Anquetil filme un groupe de Roms investissant un terrain avant de se voir "déplacé" dans une ville voisine. Il signe le pendant diurne à son étude des marges migratoires que constituait La nuit remue : autant les Afghans y étaient délibérément invisibles, autant ici le fait d’habiter, au sens plein, se traduit par un investissement du champ (qui se superpose au terrain) : les familles remplissent peu à peu le cadre, plantent un décor, mettent en branle une temporalité sociale.
Des premiers plans où les hommes fouillent une décharge à la recherche de matériaux de construction à ceux, en intérieur, de confidences féminines, le film devient le seul et indispensable témoin de la construction d’un espace collectif mais intime, qui porte tant la marque d’un foyer pérenne que la rapidité de son édification et la destinée éphémère qu’on lui réserve sidèrent."
(Charlotte Garson, Cinéma du réel 2013

"What is a “place of your own”, a home? Surprisingly, it could at the very least be a “plot of land”, a cadastral term that confines a barely tolerated community to non-residence on urban outskirts (here near Saint-Denis in the Paris region).
For one year, Bijan Anquetil filmed a group of Roma who settled on one such plot before being “displaced” to a neighbouring town. He offers here the daytime counterpart to his film, La nuit remue, which explored the migrant fringes of society. Whereas the Afghans were made intentionally invisible in the latter film, here, the fact of inhabiting in the full sense materialises in the all-encompassing field of vision (which coincides with the plot): the families gradually fill the frame, set the scene and put in motion a social temporality.
From the first shots, where the men are rummaging through a rubbish dump for building materials, to the interior shots of the women’s secrets, the film becomes the only, and indispensable, witness to the forming of a collective yet private space, which so resembles a lasting home that the speed of its construction and the inevitable brevity of its existence leave us in awe."
(Charlotte Garson, Cinéma du réel 2013

Distinctions