film-documentaire.fr | PORTAIL DU FILM DOCUMENTAIRE

img img
JJA
JJA
© Red Shoes
1/1
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Gaëlle Boucand

IMAGE

Gaëlle Boucand

SON

Gaëlle Boucand

MONTAGE

Gaëlle Boucand, Lila Pinell

PRODUCTION / DIFFUSION

Red Shoes

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Red Shoes, Agence du court métrage, ADAV, La Maison du doc

ISAN : ISAN 0000-0004-067A-0000-E-0000-0000-W
COMMENT VISIONNER CE FILM ?
  • Catalogue des vidéos à la demande

  • Distributeur(s) :

    Red Shoes, Agence du court métrage

  • L’Agence du court métrage, association régie par la loi de 1901 et fondée en 1983, est née de la volonté de nombreux professionels (réalisateurs, producteurs, distributeurs, exploitants) de promouvoir et développer la diffusion des films courts.
  • Vidéothèque permanente, gérée par la Maison du documentaire, accessible sur place ou à distance et réservée exclusivement aux professionnels de l’audiovisuel.
    En savoir plus
  • Film disponible à l'Adav, catalogue réservé aux établissements éducatifs et culturels.
    En savoir plus

"JJA sont des initiales. Voici donc le portrait de ces initiales : JJA au jardin, JJA dans son transat sur son balcon, dans son bureau, dans sa salle de bain. JJA, en somme, et sa solitude. C’est sa vaste demeure en Suisse, baptisée "Rosebud", qui sert de décor unique, tel est le parti de Gaëlle Boucand. Mais si, comme le Kane de Welles, l’esseulement paraît son lot, cet écrin désert se remplit en revanche d’un flot incessant de paroles. De quoi est-il question dans ce huis-clos ? De récits d’affaires – nombreuses, compliquées à débrouiller, d’arnaques financières dont il a été victime. Et le voilà à dérouler ses réussites, d’évoquer, fataliste, ses déboires avec ses avocats, ses partenaires financiers, sa précédente épouse, les commerçants locaux qui l’ont repéré comme évadé fiscal. Il soliloque, se souvient, nous fait part de ses obsessions numérologiques, de son rapport à l’argent, aux oeuvres d’art, à l’aménagement intérieur, de l’installation d’un poulailler, devise ample sur le cours du monde autant que sur des anecdotes. Son verbe ne tarit jamais. Filmé en cadres fixes, en intérieur et en extérieur, il entame un raisonnement ici, le conclue là, sans jamais y mettre de point final. Ecart, diffraction kaléidoscopique de cette voix et de ce corps comme disjoints. On l’aura compris, JJA, malgré cette confession à voix haute, reste une énigme ; mais un autre portrait, à distance, s’esquisse : celui d’une forme de pouvoir, du verbe et d’un homme assuré d’un certain ordre par son propre discours."(Nicolas Féodoroff, FIDMarseille 2012)

"JJA are his initials. This is the portrait of those initials: JJA in the garden, JJA in a deckchair on his balcony, in his office, in his bathroom. All in all, JJA, and his loneliness. His large mansion in Switzerland called "Rosebud" is the sole setting of the film, as decided by Gaëlle Boucand. But even though lonesomeness seems to be his fate, as was the case for Welles’ Kane, this deserted setting is filled with an unceasing flood of words. So what exactly is being told in this enclosed place? Many stories, actually – complicated, undecipherable business stories, about financial scams perpetrated upon him. And there he goes, appraising his success, evoking with resignation his setbacks with lawyers, business partners, his ex-wife, or local shopkeepers who have pinned him as a tax dodger. He soliloquises, shares his memories, his obsession with numerology, his relationship with money, works of art, interior design, the building of a hen-house, and converses at great length about the state of the world or mere anecdotes. He just talks endlessly. Filmed in static shots, indoor or outdoor, he starts a reflection here, resumes it there, without never really finish it. There is a gap, a kaleidoscopic diffraction between his voice and his body, as if they were disconnected. Clearly, in spite of his loud confession, JJA remains a mystery. But another, distanced portrait emerges: the portrait of a form of power, that of speech and of a man who secures a kind of order with his own words." (Nicolas Féodoroff, FIDMarseille 2012)

Thématique
Distinctions