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O Nosso Homem
Notre homme
Our Man
© Pedro Costa / LX Filmes
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Pedro Costa

AUTEUR(S)

José Alberto, Alfredo Mendes, António Semedo, Lucinda Tavares, Ventura

IMAGE

Pedro Costa, Leonardo Simões

SON

Olivier Blanc, Vasco Pedroso

MONTAGE

João Diao, Patricia Saramago

PRODUCTION / DIFFUSION

Pedro Costa, LX Filmes

PARTICIPATION

Fundação Calouste Gulbenkian

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

OPTEC - Sociedade Óptica Técnica

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?
  • Portugal | 2010 | 24 minutes | HD
  • Un film de Pedro Costa

FICTION

"J’étais un bon maçon. Je n’ai jamais construit un mur de travers.
Mon patron ne s’est pas plaint une seule fois.
Un jour, le travail a manqué et j’ai perdu mes indemnités de chômage.
Ni pension de retraite, ni allocations familiales.
J’ai cherché du travail partout et je n’ai rien trouvé.
Je ne ramenais plus d’argent à la maison, et Suzete m’a mis à la porte
"

"Avec O Nosso Homem (Notre homme) Pedro Costa réalise une variation dans le prolongement de la trilogie consacrée aux habitants du quartier aujourd’hui détruit de Fontainhas à Lisbonne, ou plutôt une sorte d’appendice au troisième volet, En avant jeunesse !, dont le héros, Ventura, réapparait, devenu ici un des quatre personnages de ces dialogues de désespérance. Ils se poursuivent, de décor en décor, du plus sombre au plus éclatant, portés par cette somptuosité de cadres et de tons de lumière et d’ombres qui faisait dire à Jacques Rancière à propos de En avant jeunesse ! : "La foi dans l’art qui atteste la grandeur du pauvre – la grandeur de l’homme quelconque – brille ici plus que jamais. Mais non plus celle qui l’assimile à l’affirmation d’un salut." Une figure court à travers O Nosso Homem pour en exprimer la violence mythique : "ce bonhomme qui emmène les gens dans une vie meilleure", leur glissant furtivement un papier qu’il leur redemande si fort, à cet avis d’expulsion qui frappe en fin de parcours José Albert, un des quatre Cap-Verdiens poursuivant à Lisbonne ces échanges sur l‘improbable dignité de vivre."
(Raymond Bellour, Trafic n°77, printemps 2011)

FICTION

"I was a good bricklayer. I never built a crooked wall.
My boss never once complained.
One day the work ended, and I lost my unemployment benefits.
No retirement pension, no family allowances.
I looked everywhere for work, found nothing.
I couldn't bring money home, and Suzete kicked me out.
"

Distinctions