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La Chasse au Snark
The Hunting of the Snark
© The Kingdom / À vif cinémAs
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  • Distributeur(s) :

    Andanafilms

  • Vidéothèque permanente, gérée par la Maison du documentaire, accessible sur place ou à distance et réservée exclusivement aux professionnels de l’audiovisuel.
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  • Film appartenant au catalogue national de films documentaires pour les bibliothèques publiques de la Bpi, en prêt et consultation gratuits dans les bibliothèques de ce réseau.
  • Film disponible à l'Adav, catalogue réservé aux établissements éducatifs et culturels.
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""Un humain qui ne pète pas un câble un jour, c’est un fou"". Ainsi s’exprime Sullivan Damien David, dont le triple prénom porte la marque d’un passé familial douloureux. Le Snark, institution belge d’éducation autogérée où sont accueillis des adolescents souffrant de troubles du comportement, est donc peuplé d’humains pas fous. Enregistrant sans la caricaturer la difficulté à endiguer, avec un parti-pris non-répressif, la violence des pensionnaires ("Ici, si y a pas d’insultes, précise la jeune Angèle, y a pas de dialogue"), La Chasse au Snark combine avec une fluidité rare l’approche d’ensemble d’une chronique de l’année scolaire – bâtiment, réunion du personnel éducatif, vacuité des longs weekends pour les rares enfants qui ne rentrent pas chez eux – et les plongées rapides mais profondes dans l’intimité de certains élèves dont le profil, même esquissé, s’oublie d’autant moins qu’il réveille aussi la mémoire des "400 Coups" ou des films des Dardenne. Si François-Xavier Drouet semble trouver aisément la fameuse "bonne distance" documentaire, n’est ce pas parce que les enseignants du Snark se la posent au quotidien ?
(Charlotte Garson, Cinéma du réel 2013)

“"A human being who doesn’t one day blow a fuse is mad". These are the words of Sullivan Damien David, whose triple forename bears the mark of a painful family past. Le Snark, a self-managed Belgian educational institute for children with behavioural disorders, is thus filled with human beings who are not mad. Steering clear of caricature, The Hunting of the Snark films the challenge of containing the boarders’ violence with a non-repressive approach (“Here, if there are no insults, a young Angèle points out, there’s no dialogue”). With a rare fluidity, the film combines an overall chronicle of the school year – the building, an educators’ meeting, the emptiness of the long weekends for the few children not going home – and rapid but probing incursions into the private worlds of some students whose albeit sketchy profile is not quickly forgotten, especially as it awakens memories of 400 Coups or the Dardennes’ films. If François-Xavier Drouet seems to have no trouble in finding the famous “right distance” for his documentary, it may be because Le Snark’s teachers are marking it out for themselves day after day.
(Charlotte Garson, Cinéma du réel 2013)

À propos du film
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