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The Radiant
© The Otolith Group
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

The Otolith Group

IMAGE

Sebastian Mayer, Jonas Mortensen

SON

Vicente Gutierez

MONTAGE

Simon Arazi

MUSIQUE ORIGINALE

Tyler Friedman

PRODUCTION / DIFFUSION

The Otolith Group

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Lux

ISAN : non renseigné - en savoir plus
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  • Distributeur(s) :

    Lux

Très loin d’un reportage sur les conséquences de la catastrophe nucléaire japonaise de 2011, "The Radiant" frappe par sa sensibilité sémantique et rythmique à la mise en relation des sons et des images. Signé par un collectif, il est réellement pluriel dans son montage : l’entrelacs d’extraits de films fictionnels ou institutionnels, de témoignages et de plans tournés au Centre parasismique de Tokyo porte au jour une forme d’aveuglement scientiste, en partie invalidé par la catastrophe. Pire, une hypothèse émerge, à peine formulée mais puissante : et si le Japon, comme le suggère la journaliste May Shigenobu, était consciemment choisi au niveau planétaire pour être le laboratoire des expériences sur la radiation ? Le déplacement des déchets de la centrale dans divers endroits du pays, modifierait par exemple la zone-test de référence, faussant les mesures de radiation. En faisant le pari du travail de la forme plutôt que du film-dossier, "The Radiant" se révèle plus finement politique. Ses plans sur une terre et une herbe qui, sans doute irradiées, ressemblent à n’importe quel bout de terrain sain, suggèrent combien l’invisibilité de la radioactivité profite au discours du pouvoir.
(Charlotte Garson, Cinéma du réel 2013)

Far-removed from a reportage on the aftermath of Japan’s 2011 nuclear disaster, The Radiant has a striking semantic and rhythmic sensitivity to the interplay between sound and image. Directed by an artists’ collective, it is also genuinely plural in its editing: the mix of fiction, institutional film excerpts, testimonies and shots filmed in the Seismic Centre in Tokyo reveals an infatuation with science that is partly discredited by the disaster. Worse still, a barely expressed but powerful hypothesis emerges: as the journalist May Shigenobu suggests, what if Japan had been deliberately chosen at the planetary level to serve as an experimental radiation laboratory? The removal of waste from the power station to various places in Japan impacts, for instance, the crucial notion of an uncontaminated “benchmark-zone” and seriously distorts measures. As the filmmakers have chosen to focus on the form of their film rather than fact-finding, The Radiant takes on a more subtly political dimension. Its images of an earth and grass that look like any other piece of healthy land, although doubtless irradiated, suggest that the invisibility of radioactivity is to the advantage of the authorities’ discourse.
(Charlotte Garson, Cinéma du réel 2013)

Distinctions