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Le Reflux
The Ebb
© Guillaume Bordier
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Guillaume Bordier

IMAGE

Guillaume Bordier

SON

Marlène Laviale

MONTAGE

Saul Mêmeteau

PRODUCTION / DIFFUSION

Guillaume Bordier

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Guillaume Bordier, Documentaire sur Grand Écran, BPI - Bibliothèque publique d'information, La Maison du doc, Universciné, Mubi

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

"Des détenus ou des anciens détenus, nombreux sont les entretiens filmés qui enregistrent une parole factuelle, égrenant les longues années en retrait de la société, les contraintes, les violences, les formes d’évasion réelle ou fantasmée. Si "Le Reflux" s’en distingue, ce n’est pas par la réalité carcérale qu’a vécue Didier Lambert (libéré il y a dix ans d’une peine de dix ans) mais par l’étonnante volonté d’introspection dont il fait preuve. Dans une évidente intimité avec le cinéaste, il semble partie prenante du dispositif à la fois minimal et crucial : un plateau de cinéma déserté, que l’on pourrait prendre pour son propre intérieur, met à distance toute illusion de spontanéité et capte le processus d’énonciation d’une parole. "C’est pas beau chez moi – je préfère un endroit neutre...", précise Didier, et de fait, la "neutralité" du lieu permet de se transporter via son récit dans des lieux différents : la cour d’assises et la prison, mais aussi la campagne dans laquelle il a grandi et découvert son homosexualité. Au-delà de la description de l’expérience judiciaire et pénitentiaire, "Le Reflux" s’intéresse à ce que Didier appelle, en un retour sur lui-même dont on imagine l’effort qu’il lui a demandé, "l’enfermement mental" qui précède, voire induit, l’enfermement carcéral."
(Charlotte Garson, Cinéma du réel 2013)

"Prisoners or former prisoners... a plethora of filmed interviews record factual ac- counts of the long years spent cut off from society, the constraints, the violence and real or imagined escape. What marks Le Reflux out from these is not the reality of prison life experienced by Didier Lambert (who was released ten years ago after a ten-year sentence) but his astonishing determination to give himself over to in- trospection. Sharing a clear intimacy with the filmmaker, he seems to be actively in- volved with the film’s minimal and pivotal mise en scène: a deserted film set, which couldinitiallybetakenforhisowninterior,keepsillusionatbayandcapturesthe act of speech. “My place isn’t very nice – I prefer somewhere neutral...”, says Didier, and indeed, the location’s “neutrality” allows his story to transport us to different places: the assize court and the prison, of course, but also the countryside where he grew up and discovered his homosexuality. Beyond the description of the court and the prison experience, "Le Reflux" focuses on what Didier calls (in words that must have followed a painful self-analysis) “the mental imprisonment” that precedes or even induces the physical imprisonment in jail."
(Charlotte Garson, Cinéma du réel 2013)

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