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Materia Oscura
Dark Matter
© Montmorency Film
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Massimo D'Anolfi, Martina Parenti

IMAGE

Massimo D'Anolfi

SON

Martina Mariani

MONTAGE

Martina Parenti

MUSIQUE ORIGINALE

Massimo Mariani

PRODUCTION / DIFFUSION

Montmorency Film, Rai Cinema

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Montmorency Film, Universciné

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Salto di Quirra, en Sardaigne : depuis les années 1950, ces montagnes sont utilisées non seulement comme terrain d’essais aéronautiques et missilistiques par l’OTAN, mais aussi par différents corps de l’armée italienne et même par l’industrie. Enquête géologique sur la pollution liée à l’expérimentation militaire, recherches dans les archives filmées de l’armée et quotidien d’un agriculteur du cru qui élève des bêtes avec son fils : si les trois blocs de "Materia oscura" paraissent d’abord étanches les uns aux autres, c’est parce que ce cloisonnement métaphorise l’aveuglement volontaire des autorités à reconnaître l’évidence. Dans ce "Larzac" cauchemardesque, que la terre, les hommes, les animaux et les végétaux soient ravagés par les essais militaires relève de l’expérience de tout un chacun mais semblent frappés d’invisibilité. Il faut le montage choral, le croisement entre la variété presque cocasse des différentes armes testées et celle des maux des animaux pour rappeler un lien de cause à effet soigneusement effacé par la bureaucratie. D’un côté, une pollution mortelle qui n’a pas droit à l’image. De l’autre, une luxueuse archive institutionnelle qui conserve sur pellicule les shows son et lumière des explosions nocturnes. (Charlotte Garson, Cinéma du réel 2013)

Salto di Quirra, in Sardinia: since the 1950s, these mountains have not only been used as a NATO aviation and missile test centre, but also by different corps of the Italian army and even by the arms industry. A geological survey on the pollution linked to military trials, research in the Army’s film archives and the daily life of a local animal breeder and his son: if the three parts of Materia oscura first seem tightly sealed off from each other, it is because this compartmentalisation serves as a metaphor for the authorities’ determined refusal to acknowledge the evidence. In this nightmarish “Larzac”, the fact that land, men, animals and plants are ravaged by military testing is felt by all but seems doomed to invisibility. It needs the choral editing, the mixing of a host of almost comical test weapons and a variety of animal health problems to remind us of a cause-effect relationship that is carefully blanked out by bureaucracy. On one side, a deadly pollution that cannot be filmed. On the other, a luxurious institutional archive repository that conserves on film the soundand-light shows of nocturnal explosions.
(Charlotte Garson, Cinéma du réel 2013)

À propos du film
Distinctions