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Bois d'Arcy
© Triptyque Films
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Mehdi Benallal

IMAGE

Mehdi Benallal

SON

Mehdi Benallal, Élodie Royer

MONTAGE

Mehdi Benallal

PRODUCTION / DIFFUSION

Triptyque Films

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Triptyque Films, ADAV, La Maison du doc, L' Harmattan TV, Universciné

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

"Ce pays étrange ne m’est pas étranger" : de la banlieue où il a vécu une partie de son enfance, Mehdi Benallal retient la rectitude des rues, dont la toponymie – en écho à la présence à Bois d’Arcy des Archives françaises du film – porte sans conviction les noms de Chaplin, Tati, Lang ou Von Stroheim. Si le cinéaste n’avait pas conscience, comme il le dit dans une voix-off ciselée dans une colère froide, que Bois d’Arcy abritait l’une des plus grandes prisons de France, il l’a toujours ressenti confusément : dans cette zone filmée comme stérile, où seul le ciel ménage des ouvertures, il a fallu, fils d’Algérien, endurer un racisme ordinaire dont de menus signaux marquent, encore aujourd’hui, les murs, le mobilier urbain. Par-delà la sécheresse factuelle de l’inventaire et son contrepoint douloureusement personnel, c’est une image singulière qui émerge du passé : la silhouette du père qui, de très loin, s’approche des siens et les fixe sans pour autant les saluer. Prostration d’une figure familière qui peine à se détacher du fond, comme si la fixité menaçante des plans appartenait en propre à ce paysage pétrifié. (Charlotte Garson, Cinéma du réel 2013

“This strange country is not foreign to me”: of the suburb where he spent part of his childhood, Mehdi Benallal remembers the straightness of the streets, whose toponymy – echoing the presence of the French Film Archives at Bois d’Arcy – unconvincingly carry the names of Chaplin, Tati, Lang or Von Stroheim. As he says in a voice-over tinged with a cold anger, he had not been aware that Bois d’Arcy also hosted one of France’s largest prisons but had somehow sensed it: in an area filmed as a sterile place, where only the sky offers an opening, this son of an Algerian had to put up with commonplace racism whose discreet signs still mark the walls and street furniture. Beyond the factual aridity of this urban inventory and the filmmaker’s painfully personal counterpoint, a singular image of the past emerges: the silhouette of the father who approaches his family from an enormous distance and stares at them without so much as a greeting. The collapse of a familiar figure almost devoured by the background, as if the threatening fixity of the film shots were an inherent part of this petrified landscape. (Charlotte Garson, Cinéma du réel 2013

Distinctions
  • 2013 : Cinéma du réel - Paris (France) - Compétition Internationale courts métrages