film-documentaire.fr | PORTAIL DU FILM DOCUMENTAIRE

img img
Ce que mon amour doit voir
What My Love Must See
© François Bonenfant
1/1
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

François Bonenfant

IMAGE

Rui Poças

SON

Vasco Pimentel

MONTAGE

Mathias Bouffier

PRODUCTION / DIFFUSION

François Bonenfant

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

François Bonenfant

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Trois séquences, distinctes et franches, comme trois étapes de l’amour : l’amour que l’on cherche, l’amour qui se donne et l’amour qui s’en va pour grandir. Au début, près du Tage, dans la lumière d’un soir d’été, un jeune homme face caméra s’offre à la contemplation. En off, une musique résonne comme la mélodie belle et triste qui accompagne les prémices d’une histoire d’amour, lorsque l’être aimé cristallise les espoirs les plus beaux et les plus doux. Puis, dans la torpeur du soleil de midi, l’autre se donne entièrement, dans sa vérité et sa matérialité, le visage en pleine lumière. Sa voix prend corps et il s’offre à celui qui le regarde, qui le filme. Alors que le jour décline sur les toits de Lisbonne, le jeune homme est toujours là, mais semble distant, prêt à s’éloigner ; il doit partir "pour naître, pour vivre, pour découvrir le monde, voir courir l’eau des rivières et entendre les oiseaux chanter". Dans une poésie simple et épurée, "Ce que mon amour doit voir" évoque la mélancolie des premières lueurs de l’amour où le moment de la séparation affleure à chaque instant, mais aussi l’amour qui conduit loin de l’être aimé pour se fondre dans le monde et son immensité. (Carine Bernasconi, Cinéma du réel 2013

Three distinct, clear-cut sequences as three stages of love: the love one searches for, the love that gives itself and the love that leaves in order to grow. In an opening shot, near the Tagus, in the summer evening light, a young man faces the camera lost in contemplation. Off-screen, a piece of music echoes like the sad and beautiful melody that foreshadows a love story, when the loved one’s greatest and sweetest hopes take shape. Then, under the drowsy midday sun, this other gives of himself entirely, in all his truth and materiality, his face fully bathed in light. His voice becomes embodied and he offers himself up to the person looking at him, filming him. As daylight fades on the roofs of Lisbon, the young man is still there but seems aloof, ready to take his distance; he must leave “to be born, to live, to discover the world, see the rivers’ waters flowing, hear the birds singing”. With its simple, pared down poetry, Ce que mon amour doit voir recalls the melancholy of love’s first glimmers, when separation lightly skims each instant, but also the love that leads away from the loved one to melt into the world and its immensity. (Carine Bernasconi, Cinéma du réel 2013

Thématique
Distinctions