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Liquidation
© Triptyque Films
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Christophe Bisson

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Christophe Bisson

SON

Christophe Bisson

MONTAGE

Christophe Bisson

PRODUCTION / DIFFUSION

Triptyque Films

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Triptyque Films, La Maison du doc, Universciné

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?
  • Distributeur(s) :

    Triptyque Films

  • Visionner sur

    Universciné

  • Vidéothèque permanente, gérée par la Maison du documentaire, accessible sur place ou à distance et réservée exclusivement aux professionnels de l’audiovisuel.
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Griffures. Biffures. Ratures. Rayures. Arnaud, jeune patient autiste, attaque inlassablement avec la pointe de son stylo des reproductions de maîtres anciens. Entrelacs libres et vivants affirmant dessins et formes. Puis dans un mouvement soudain de bascule, la ligne se désagrège et se fait points, rapides comme une décharge de mitraillette, grêlant corps et visages jusqu’à leur liquidation totale. Arnaud n’est plus que ce geste répété jusqu’à l’exténuation, jusqu’à la mort de la figure...

"Voilant un Christ renaissant, biffant des reproductions de toiles de maîtres dans un silence concentré, l’homme est entièrement absorbé dans sa tâche aussi destructrice que créatrice. La caméra épouse son geste, qui transfigure en même temps qu’il défigure ces visages et ces corps de l’histoire de l’art. S’agit-il d’art brut ou d’une démarche post-moderne ? Cette attaque plastique acharnée et répétée conserve son mystère, d’autant que la "liquidation" du titre, qui suggère l’éradication de la figure biffée, peut aussi faire écho à la peinture comme matière liquide, présente dans des plans presque abstraits sur les multiples touches roses apposées au pinceau. Deux fondus au noir plus tard, cette étrange pratique entre cependant en dialogue avec des plans familiers – l’afflux incessant de touristes qui, dans une galerie du musée du Louvre, masque en partie les chefs-d’œuvre devant la caméra. Les visiteurs trop pressés recouvrent sans le savoir les tableaux – un brouillage que redouble le brouhaha ambiant. "Pourtant, ce double mouvement de disparition ne fait-il pas apparaître autre chose ? Quelque chose d’irréductible au néant peut-être ? Tel serait l’optimisme secret de ce film".
(Charlotte Garson, Cinéma du réel 2013)

Scratches. Deletions. Scratches. Arnaud, young autistic patient, attacks indefatigably with the point of his pen reproductions of old masters. Free and alive interlacings asserting drawings and forms.

"Veiling a risen Christ, scratching out and scribbling on reproductions of master- pieces in a concentrated silence, the man is engrossed in a task that is as destructive as it is creative. The camera follows each of his gestures, which transfigure and dis- figure faces and bodies from the history of art. Is this outsider art or a post-modern approach? The relentless and repeated artistic attack remains a mystery. As does the “liquidation” of the title, which suggests the elimination of the scratched-out figures, but which may also allude to paint as a liquid substance, as conveyed by the almost abstract shots of multiple pink brush-strokes. Two fades-to-black later, this strange activity strikes up a dialogue with more familiar shots – the endless flow of tourists in one of the Louvre’s galleries, who partly block the camera’s view of the masterpieces. The time-strapped visitors unwittingly obscure the view of the paintings – an interference intensified by the surrounding hubbub. “Yet, doesn’t this double disappearance give rise to something else? Something that cannot be obliterated, perhaps? Herein lies the secret optimism of this film.”
(Charlotte Garson, Cinéma du réel 2013)

À propos du film
Distinctions
  • 2013 : Cinéma du réel - Paris (France) - Compétition Internationale courts métrages