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Il est des nôtres
© Ecce Films
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Jean-Christophe Meurisse

IMAGE

Javier Ruiz Gomez

SON

Simon Apostolou, François Meynot

MONTAGE

Carole Le Page

PRODUCTION / DIFFUSION

Ecce Films

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Ecce Films, Tënk

ISAN : ISAN 0000-0003-B264-0000-W-0000-0000-F
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Une caravane arrimée dans un hangar clos en pleine ville héberge un colosse barbu. Dans cette roulotte vont défiler des invités et des confessions, des amours et des amis, des tout petits et des plus âgés, des repas et des fêtes, des discussions vaseuses et des rites horrifiques. Suite de tableaux, ce premier film du metteur en scène Jean-Christophe Meurisse, connu pour son travail théâtral avec sa troupe Les Chiens de Navarre, n’est pas une captation. Proche de l’univers du Freaks de Tod Browning, auquel le décor à huis-clos et le titre (le fameux et terrible "She is one of us" conclusif) sont sans doute une allusion, c’est de faire monter des épiphanies étirées qu’il s’agit. De faire rire aussi (jaune éventuellement) dans une atmosphère toujours décalée, insituable, comme si cette utopie dérisoire ne parvenait jamais à échapper à la menace alentour qu’elle se refuse à fréquenter. Portrait bunuelien (de L’Ange Exterminateur au Charme discret de la bourgeoisie, bien des motifs se retrouvent ici) d’une petite bourgeoisie que nous sommes tous devenus, nous voilà forcés d’embarquer à bord de cette caravane au périple immobile. (Jean-Pierre Rehm, FIDMarseille 2013)

A caravan enclosed in a hangar in the middle of a city houses a bearded colossus. The caravan provides the setting for a procession of guests and confessions of love and friends, young and old, meals and parties, hazy discussions and horrific rituals. As a series of tableaux, this first film by director Jean-Christophe Meurisse, known for his theatre work with his company Les Chiens de Navarre, is not an imposture. It is close to the world of Tod Browning’s Freaks, to which the huis-clos decor and the title (the famous, terrible and conclusive “She is one of us”) are undoubtedly an allusion, and is about raising elongated epiphanies. And raising a laugh too (although maybe a hollow one) in an atmosphere that is always offbeat and insituable, as if this derisory Utopia can never escape the surrounding threat it refuses to frequent. It is a Bunuellian portrait (recycling many motifs, from The Exterminating Angel to the Discreet Charm of the Bourgeoisie) of a petite bourgeoisie that we have all become, and which forces us to climb aboard this caravan of stationary trips. (Jean-Pierre Rehm, FIDMarseille 2013)

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