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De la musique ou la jota de Rosset
© Aura été production
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Jean-Charles Fitoussi

IMAGE

Jean-Charles Fitoussi

SON

Jean-Charles Fitoussi

MONTAGE

Jean-Charles Fitoussi

PRODUCTION / DIFFUSION

Aura été production

PARTICIPATION

Image/mouvement - Aide au développement et à la post-production

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Aura été production

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COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Clément Rosset est un philosophe à part. Nietzschéen sur sa pente joyeuse, ses textes célèbrent l’approbation au réel au nom de l’opacité de ce dernier. Et de Nietzsche, il retient aussi la place décisive faite à la musique. Or, c’est en effet “de la musique“ qu’il est question ici. À discuter du paradoxe qu’elle constitue, lumineuse, flagrante, réjouissante, et dénuée pourtant de signification, le penseur et un jeune philosophe mexicain s’emploient, d’une manière très dix-huitième, dans un jardin, au milieu des beautés variées qu’offre Majorque et de quelques bouteilles d’alcool. Mais bien davantage qu’une conversation enregistrée, même éclairante, il s’agit, on peut faire confiance au tact de Jean-Charles Fitoussi, de mettre un film au pas de la musique. De faire plier la logique du montage à d’autres exigences que celles d’une progression descriptive, pour que les images et ce qu’elles transportent, se présentent en toute grâce, libres comme des trilles, sans l’alibi des discours, et que les raisonnements eux-mêmes soient emportés dans un rythme, une mélodie ou une simple aria qui les détachent de leurs seules volonté de signifier. Manifeste pour la pensée, manifeste pour la musique, mais pour le cinéma aussi, ces trois exercices, allégés du poids du docte, sont entraînés ensemble dans l’ivresse douce d’une danse telle que celle qui conclut le film. (Jean-Pierre Rehm, FIDMarseille 2013)

Clément Rosset is a philosopher apart. Nietzschean on his joyful slope, his texts celebrate the approval of reality in the name of opacity of the latter. And from Nietzsche, he also retains the decisive role accorded to music. Now, it is indeed “music“ that is in question here. To discuss the paradox music represents (bright, clear, joyful, and yet devoid of meaning), the thinker and a young Mexican philosopher apply themselves, in a very eighteenth century way, in a garden, in the midst of the varied beauties that Majorca presents and some bottles of alcohol. But more than just a recorded conversation, however enlightening, it is a case (we can trust in the tact of Jean-Charles Fitoussi) of setting a film to music. A case of bending the logic of editing to other demands than those of a descriptive progression, so that the images and what they convey are presented in all grace, free as trills, without the alibi of discourse, and that the reasoning itself be carried by a rhythm, a melody or a simple aria which detaches it from its sole aim of signifying. As a manifesto for thought, a manifesto for music, but also for the cinema, these three exercises, alleviated from the weight of the learned, are swept along together in the sweet intoxication of a dance like the one with which the film ends. (Jean-Pierre Rehm, FIDMarseille 2013)

Distinctions