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Sangre de Mi Sangre
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  • Distributeur(s) :

    Iskra

  • Vidéothèque permanente, gérée par la Maison du documentaire, accessible sur place ou à distance et réservée exclusivement aux professionnels de l’audiovisuel.
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  • Film disponible à l'Adav, catalogue réservé aux établissements éducatifs et culturels.
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Tato, la vingtaine, vit seul avec sa mère dans une petite ville proche de Bahia Blanca en Argentine. Tous les jours, il travaille dans un abattoir autogéré, avec ses oncles Willy et Pocho. Anciennement privé et récupéré au prix d’une longue lutte, l’abattoir est aujourd’hui une coopérative dans laquelle les décisions sont prises en commun. Chaque matin à l’aube, une centaine de vaches y sont tuées et dépecées. Après le travail, en bon fils, Tato accompagne régulièrement sa mère à l’église. C’est encore un jeune garçon tout feu tout flamme, qui sillonne la ville à vélo, joue de la guitare…
Petit dernier de la famille, il se plaît à se laisser materner. Mais quand Tato tombe amoureux, peu à peu sa vie prend un nouveau tournant. D’autant qu‘après quelque temps, sa fiancée tombe enceinte... De son côté Willy s’occupe quotidiennement de son neveu Santi, cousin de Tato, avec lequel il forme un duo digne des plus grandes comédies. Santi, qui semble si petit et fragile entre les grosses mains de Willy, en fait en réalité ce que bon lui semble. Et quand Willy lui demande ce qu’il veut faire quand il sera plus grand, pour Santi les choses sont claires : quand il sera grand, il sera… boucher. À l’abattoir, la coopérative est maintenant bénéficiaire et il a été décidé de répartir l’argent entre les membres fondateurs. Mais pendant la lutte, tous n’étaient pas investis de la même manière. Comment alors faut-il évaluer la part de chacun ? Il faut voter.
Sangre de Mi Sangre nous plonge dans la vie d’une famille de travailleurs d’un abattoir autogéré en Argentine où se côtoient vie, mort et politique. Entre scènes de vie quotidienne et grands moments de l’existence, une histoire d’amour, de partage et de transmission. (Charlotte Garson, Cinéma du réel 2014)

In Argentina, the daily life of the families, where the men work in a self-managed abattoir.
With astonishing narrative flow, Jérémie Reichenbach films alternately the work and home life of an Argentine family whose two sons work in a slaughterhouse. Gradually, what first appeared to border on fantasy or horror (a car arriving in darkness, the sound of knives being sharpened in the locker room, the steam rising from the butchered carcasses) begins to circulate with gestures that exude pure life - the laundry hung out by Tato, the guitar melody he plays in church. Yet, the brutality of slaughter and even the working conditions is not eluded; it forms part of lives that constantly resist being reduced to this.
At a strategic moment in the film, an unassuming signboard, "Bossless Slaughterhouse", hints at a possible explanation for the feeling of satisfying continuity between this very special profession and life at home. Self-management is not portrayed as utopian (as the heated disputes in the offices go to show), and almost seems to be a facet of family sociability. Conversely, a casual conversation at a barbecue takes a political turn when it broaches the loss of the indigenous culture and language. There is a strange gentleness in this false Blood of the Beasts, which, against a background of an ode sung to the mother or of bawdy couplets, unobtrusively explores the warmth of blood ties. (Charlotte Garson, Cinéma du réel 2014)

Sortie en salles
  • Le 22 Avril 2015
Distinctions