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In Sarmatien
En Sarmatie
In Sarmatian
© Vineta Film
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Volker Koepp

IMAGE

Thomas Huber, Thomas Plenert

SON

Jens Pfuhler

MONTAGE

Béatrice Babin

PRODUCTION / DIFFUSION

Vineta Film

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Edition Salzgeber (Berlin), Bpi - Bibliothèque Publique d'Information, Documentaire sur Grand Écran

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Sarmatie. Russie, Lituanie, Biélorussie, Pologne, Moldavie, Ukraine : dans ces terres nommées Sarmatie par les Grecs et les Romains, ces paysages qui ont inspiré les écrivains et traversé un siècle d'histoire bouillonnante, le cinéaste revient quarante ans après son premier film (De Sarmatie, épître au poète Johannes Bobrowski) pour y recueillir les témoignages d'une nouvelle génération, en regard des rencontres de ses précédents films. Des jeunes femmes surtout, qui déplient pour lui tous les sens du mot exil.

"Toute entière invitation au voyage, l’œuvre de Volker Koepp se ressaisit et s’actualise avec une maîtrise étonnante dans In Sarmatien. Son prologue pose la métaphore du Schaktarp, glace fondue venue de Russie qui regèle sur le fleuve Niémen : une surface ni meuble ni solide, "comme nos vies". La Sarmatie, territoire transnational qui s’étend à l’est de la Vistule de la Baltique à la mer noire, Koepp la retraverse avec la jeune génération d’aujourd’hui, d’un pas aussi juste que celui de l’accordéoniste aveugle suivi dans les travées d’un marché. Russie, Lituanie, Biélorussie, Pologne, Moldavie, Ukraine : dans ces paysages qui ont inspiré les écrivains et subi les pires exactions, le cinéaste enregistre le long témoignage de plusieurs de ses jeunes amies – des propos d’une telle densité que ces femmes accèdent presque au statut de génies des lieux. Leur rapport à leur terre d’origine se résume en un mot – l’exil – mais ce mot se déploie à l’infini : exil linguistique (du roumain appris en alphabet cyrillique sous le joug soviétique), exil affectif quand Elena dit n’avoir compris qu’au Musée de l’Holocauste de Washington que son village avait été le théâtre de meurtres de masse. Koepp capte enfin, avec une mélancolie jamais complaisante, le paradoxe douloureux selon lequel ceux qui refusent de s’exiler finissent par se sentir les plus solitaires de tous." Charlotte Garson, Catalogue Cinéma du réel, 2014

Since 1972, Volker Koepp has been filming Sarmatia, a region stretching from the Baltic to the Black Sea. Today, he questions the youth of this legendary transnational territory violently reshaped by History.

"An invitation to travel, Volker Koepp’s film work updates itself with astonishing mastery. In Sarmatia’s prologue lays down the metaphor of Schaktarp, the melting ice from Russia that refreezes on the River Niemen: a surface neither soft nor hard, "like our lives". Koepp again crosses Sarmatia — a transnational territory stretching from east of the Vistula and south of the Baltic to the Black Sea — in the company of today’s young generation, his step as firm as that of the blind accordionist he follows through the market alleyways. Russia, Lithuania, Belarus, Poland, Moldavia, Ukraine: in these landscapes that have inspired writers and suffered the worst atrocities, the filmmaker records the long testimony of several of his young friends — words so dense that the young women almost attain the status of local genii. Their relationship with their homeland can be summed up in one word — exile — but this word has endless meanings: linguistic exile (Romanian learnt in the Cyrillic alphabet under the Soviet yoke), emotional exile when Elena recounts how she first learnt that her village had been the scene of mass murders at the Holocaust Museum in Washington. With a never complacent melancholy, Koepp captures the painful paradox whereby those who refuse exile are ultimately those who feel most alone." (Charlotte Garson)

Sortie en salles
  • Le 20 Mars 2014
Distinctions