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La beauté c'est ta tête
© Lieux Publics / In Situ Network
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Collectif ZimmerFrei

IMAGE

Roberto Beani

SON

Massimo Carozzi

MONTAGE

Anna de Manincor

PRODUCTION / DIFFUSION

Lieux Publics, In Situ Network

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

BO Film

ISAN : ISAN 0000-0005-2289-0000-U-0000-0000-L
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Il suffit peut-être parfois d’un graffiti, entrevu sur un pan de mur défraîchi, pour avoir une idée de film. Par exemple, La beauté c’est ta tête, aphorisme énigmatique griffonné non loin d’un troquet planté en plein cœur de Noailles, le plus vieux quartier de Marseille. Un bar si minuscule qu’on dirait "le ventre de la mère" comme le décrit un des habitués. Dans cet endroit, on ne parle pas philosophie, mais il y a plein d’histoires qui flottent, parce que c’est l’alcool qui parle, et avec lui, la facilité de se laisser glisser sur la pente. Des bras cassés, qui auraient pu devenir voyous, mais qui se sont faits facteurs, des fils et des filles d’oiseaux de passage de toutes les couleurs, ballotés comme des coques de noix par le flot de l’existence, qui se posent un peu sur ces banquettes en skaï un peu gris, le corps tanguant dans ce bateau ivre qui est aussi leur véritable port d’attache. Parce que la ville change. Elle reste une "étrangère" un peu sauvage que le collectif ZimmerFrei (Massimo Carozzi, Anna de Manincor, Anna Rispoli) explore en compagnie de cette faune bukowskienne qui rêve encore du grand large et s’ajuste mal à la gentrification en cours de la capitale phocéenne.
(Emmanuel Chicon)

Sometimes a piece of graffiti glimpsed on a faded wall is enough to evoke an idea for a film. La Beauté c’est ta tête, for example: an enigmatic aphorism hastily scribbled not far from a bar rooted in the heart of Noailles, the oldest district of Marseilles. A bar so tiny it’s like "your mother’s womb", as one of the locals describes it. They don’t talk about philosophy here, but there are lots of stories floating around, because alcohol is doing the talking, creating a readiness to let oneself start sliding down the slippery slope. Lame ducks, who could have become thugs but are instead postal workers, these sons and daughters of drifters from all over, tossed around like nutshells by the waves of life, who rest a while on these grey imitation leather seats, their bodies pitching about in this drunken boat which is also their home port. The city is changing. It remains a slightly wild "stranger" that the Zimmerfrei collective explores, in the company of these Bukowski-like night birds who still dream of the open seas and struggle to adjust to the ongoing gentrification of Marseilles.
(Emmanuel Chicon)

Distinctions
  • 2014 : Visions du réel - Nyon (Suisse) - Compétition Internationale Moyens Métrages