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Il était une fois... Le Charme discret de la bourgeoisie
© Folamour Productions
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COMMENT VISIONNER CE FILM ?
  • Catalogue des vidéos à la demande

  • Distributeur(s) :

    Folamour Productions

  • DVD en vente sur :

    Éditions Montparnasse

  • Depuis ses origines en 1978, le fonds Images de la Culture, géré directement par le CNC depuis 1996, constitue un outil privilégié pour la diffusion de la culture audiovisuelle en France. Le catalogue totalise aujourd’hui plus de 2700 œuvres documentaires.
  • Film disponible à l'Adav, catalogue réservé aux établissements éducatifs et culturels.
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Appartenant à un même cercle de notables mondains, six personnages tentent à plusieurs reprises de partager un même repas mais chaque tentative échoue, du fait de l'intrusion d'inconnus ou d'événements imprévus. Pas d'intrigue ni de psychologie, et des archétypes de personnages (un ambassadeur, deux couples de bourgeois, un évêque, un colonel, un ministre, des terroristes, des truands) pour un film entre passé et présent, entre mémoire et fantasme, entre rêve et réalité. Oscar du meilleur film étranger à Hollywood en 1972.
Malgré son côté surréaliste, c'est un film très ancré dans le début des années 70. L'ambassadeur se livre à du trafic de drogue, il échappe à un attentat terroriste, un évêque joue au prêtre-ouvrier, il est question de la création du "Mouvement international des femmes", la police torture un jeune gauchiste au commissariat. Bunuel, qui n'a jamais caché ses sympathies pour l'esprit de mai 68, ne fait pas un film militant mais tourne en pleine agitation gauchiste une fable ironique et satirique : tous les représentants de l'ordre, du pouvoir économique et politique sont des meurtriers et des criminels. Il y a une sorte de jubilation dans la provocation.
En 1972, Bunuel, né en Aragon avec le siècle, a 72 ans. Jean-Claude Carrière est alors son scénariste attitré, qui signe aussi Le Journal d'une femme de chambre, La Voie lactée, Le Fantôme de la liberté et Cet obscur objet du désir, le dernier film. Celui qui a commencé par deux coups de maître (Un chien andalou et L'Âge d'or), chefs-d'œuvre à scandale du surréalisme, est resté un homme solitaire, fuyant les micros, marqué par l'exil, et dont l'oeuvre sent toujours le soufre. Antifasciste, il n'a remis les pieds en Espagne qu'en 1960 pour tourner Viridiana, Palme d'or à Cannes mais interdit (comme une grande partie de ses films) par Franco. Bunuel meurt en 1983 à Mexico.