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Baladna Alraheeb
Notre terrible pays
Our Terrible Country
© Bidayyat Inhouse production
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Mohammad Ali Atassi, Ziad Homsi

IMAGE

Saeed Al Batal, Ziad Homsi

SON

Rana Eid

MONTAGE

Marwan Ziadeh

PRODUCTION / DIFFUSION

Bidayyat Inhouse production

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Bidayyat Inhouse production, Images de la culture (CNC)

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

"C'est quoi derrière ce tournage ?" demande le protagoniste filmé. Réponse à l'intéressé de Ziad Homsi, hors champ, jeune photographe dont c'est le premier film : "Au départ un documentaire sur Yassin Haj Saleh, son déplacement de Damas, ses observations, son expérience, sa vie..." Au départ et après un an de tournage, tout cela et bien plus : les fractures de la Syrie à travers le destin de Yassin Haj Saleh, écrivain et dissident qui a passé seize ans de sa vie dans les geôles d'Assad père, et de celui de Ziad Homsi lui-même, et leur rencontre.
Ainsi après le portrait au long cours d'un théologien (Waiting for Abu Zaid, FID 2010) Ali Atassi poursuit face à l'urgence son exploration des lignes de tension contemporaines à travers de grandes figures en lutte. Yassin Haj Saleh avait décidé de rester, pour vivre et partager, pour témoigner. Mais il a fallu néanmoins partir de Damas, ville devenue invivable pour Douma, champ de ruine. Puis ce sera une traversée du pays direction Raqqa, la ville de son enfance. Un périple marqué d'arrestations (de sa femme, de Ziad) qui se terminera par un exil à Istanbul. Mais autant que les effets de la guerre, le film ouvre sur ses destructions visibles, les combats, les immeubles éventrés, les cinéastes s'attachent à son empreinte sur ceux qui luttent, leur déterminations comme leurs déchirements, sans renoncer aux complexités des positions de chacun, leurs doutes et leurs espoirs.
(Nicolas Feodoroff, FIDMarseille 2014)

What is this shooting all about?”, the protagonist asks on camera. Young photographer Ziad Homsi, here making his first film, answers off-camera: “At first, it was about making a documentary on Yassin Haj Saleh, his trip to Damascus, his observations, his experience, his life...” At first, sure, but after a year of shooting, it is much more than that: it is about Syria's wounds through the life of writer and dissident Yassin Haj Saleh, who has spent 16 years of his life in Hafez al-Assad's jails, through the life of Ziad Homsi himself, and through their meeting.
Thus, after his in-depth portrait of a theologian (Waiting for Abu Zaid, FID 2010), and in the face of pressing circumstances, Ali Atassi carries on his study of today's high-pressure lines through major fighting figures. Yassin Haj Saleh had decided to stay, in order to live, share and bear witness. Yet finally he had to leave Damascus, now an uninhabitable city, and settle in Douma, now a town laid waste. Then he goes through the country on the way to Ar-Raqqah, his hometown. The trip is marked by some arrests (his wife's, Ziad's), and ends with an exile in Istanbul. As for the effects of the war, the film opens with the visible destructions, the fighting, the torn-apart buildings, but the filmmakers do their best to show its imprint on those who fight, their determination and heartbreaks, without turning aside from their respective viewpoints, doubts and hopes.
(Nicolas Feodoroff, FIDMarseille 2014)

À propos du film
Distinctions