film-documentaire.fr | PORTAIL DU FILM DOCUMENTAIRE

img img
Trois Contes de Borges
Three Tales by Borges
© Collectif COMET
1/1
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Maxime Martinot

IMAGE

Raphael Vandenbussche

SON

Romain Ozanne, Victor Praud

MONTAGE

Clémence Diard, Maxime Martinot

PRODUCTION / DIFFUSION

Collectif COMET

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Collectif COMET

ISAN : ISAN 0000-0005-214A-0000-7-0000-0000-G
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

L'Autre", Le Disque et Le Livre de sable, trois contes de Borges écrits dans les années 1970, donnent leur titre aux trois chapitres du film. On sait combien chez l'écrivain argentin, l'autobiographie supposée s'entrelace au fantastique, lui garantissant authenticité tout en la parant de fantaisie en retour. C'est ce que joue Maxime Martinot, usant d'un Hector Spivak (l'écrivain) tout de finesse, en posture successive et simultanée de conteur et de protagoniste des récits qu'il distille. D'autant qu'à cette source fictive s'ajoutent des dialogues empruntés aux conférences, aux entretiens ainsi qu'aux auteurs prisés par l'érudit. Affaire donc d'écoute, dans cette invitation au voyage filmée aussi bien en studio que dans des extérieurs d'une France qui ne vise en rien à imiter l'Argentine ou quelque lieu évoqué dans les récits originels, ni une époque déterminée. Au final, un film porté par la précision des cadres et la douceur des lumières de l'image 16 mm, comme une immersion dans un temps qui semble suspendu, où résonnent et prennent corps les images et les langues.
(Nicolas Feodoroff, FIDMarseille 2014)

The Other, The Disk and The Book of Sand, three stories by Borges written in the 1970s, lend their titles to the three chapters of the film. We know that supposed autobiography is combined with the fantastic in the Argentine writer’s work, thus guaranteeing authenticity while adorning it with fantasy. This is what Maxime Martinot plays on, subtly employing Hector Spivak (the writer) successively and simultaneously in the role of storyteller and protagonist in the stories he distils. Especially given that, in addition to this fictitious source, there are dialogues borrowed from conferences and interviews and from authors appreciated by the scholar. It is therefore a case of listening to this invitation to a journey filmed both inside the studio and outside in a France which in no way is intended to imitate Argentina or any place mentioned in the original stories, nor a specific era. Ultimately, it is a film which rests on precise framing and the softness of the lighting of the 16 mm image, like an immersion in suspended time, in which images and languages resonate and take form.
(Nicolas Feodoroff, FIDMarseille 2014)

Distinctions