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África 815
© Proxémica
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Pilar Monsell

IMAGE

Pilar Monsell

SON

Jonathan Darch, Pilar Monsell, Clara Sanz Cuesta

MONTAGE

Pilar Monsell

PRODUCTION / DIFFUSION

Proxémica

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Proxémica, Tënk

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

"Le film super-8 pourrait être celui, générique, de toutes les familles : sur une plage survolée par les mouettes, un homme tient un bébé dans ses bras. Aujourd’hui, ce bébé devenu femme filme son père qui dort. À partir de mémoires proches du journal intime qu’il a rédigés et de photos de ses voyages en Afrique du Nord, Pilar Monsell revient sur le passé de ce médecin militaire espagnol. Envoyé dans une colonie d’Afrique du Nord en 1964, il y consigne des "relations de plus en plus érotiques entre patients et docteurs".
Cette expérience qui a changé sa vie sera le modèle de ses grandes passions homosexuelles.
Jamais le film ne donne en spectacle la révélation d’un secret de famille : quand arrive le cinéma, les désirs ont déjà été ressentis, dits, écrits. Travaillant la mer et le désert comme des paysages intérieurs de son père et donnant en off une "lecture" de sa vie, Pilar Monsell trace un portrait plein d’empathie. Tiraillé entre l’amour de la famille et l’intensité de la rencontre amoureuse avec des hommes, Manuel Monsell souffre de l’attrait qu’exerce sur lui l’exotisme.
La beauté du geste d'África 815 consiste à visiter avec lui cet imaginaire aux allures de paradis perdu, puis de revenir avec lui, ici et maintenant – dans la chambre d’un septuagénaire qui prend ses médicaments."
(Charlotte Garson)

The Super-8 film could be a generic film of all families: on a beach with seagulls overhead, a man holds a baby in his arms.
Today, this baby, now a woman, films her father sleeping. Based on the memoirs he wrote and photos of his trips to North Africa, Pilar Monsell revisits the past of this Spanish army doctor. Posted to a North African colony in 1964, he writes about "the increasingly erotic relationships between patients and doctors". This life-changing experience was to become the model for a series of great homosexual passions in his life.
The film never puts the revelation of this family secret on show: when it is turned into a film, desires have already been felt, spoken, written. Working on the sea and desert as her father’s inner landscapes and giving a voice-over "reading" of his life, Pilar Monsell draws a portrait full of empathy. Torn between the love for his family and the intensity of amorous encounters with men, Manuel Monsell suffers from his attraction to exoticism. The beauty of África 815 lies in visiting with him this imaginary that resembles a paradise lost then returning with him, here and now—to the bedroom of a man past seventy who is taking his medicine.
(Charlotte Garson)

À propos du film
Distinctions