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In the Underground
© Song Zhantao
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Song Zhantao

IMAGE

Shaohua Liu, Song Zhantao

SON

Song Zhantao

MONTAGE

Song Zhantao

PRODUCTION / DIFFUSION

Song Zhantao

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Song Zhantao, BPI - Bibliothèque publique d'information, Universciné

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?
  • Distributeur(s) :

    Song Zhantao

  • Visionner sur

    Universciné

  • Film appartenant au catalogue national de films documentaires pour les bibliothèques publiques de la Bpi, en prêt et consultation gratuits dans les bibliothèques de ce réseau.

Entre vestiaires et douche, des hommes noirs de suie déambulent. Une voix au haut-parleur insiste sur les pressions faites sur l’entreprise en termes de responsabilité environnementale.
Dans la mine de Sunzhuang (province chinoise du Hebei), les ouvriers entendent aussi tous les matins les consignes de sécurité, qu’ils répètent en choeur. Mais en d’étonnantes séquences qui donnent leur titre au film, Song Zhantao substitue à ces précautions oratoires la réalité des plongées.
En plus des dangers connus (explosions et silicose), l’aspect désormais résiduel du charbon dans ces filons surexploités accroît le risque d’effondrement. Cette dramaturgie imposée par la mine est captée avec une maîtrise visuelle et une endurance stupéfiantes, tandis qu’en surface, des séquences domestiques dévoilent les conséquences individuelles de ce péril quotidien. Xiao Cao, qui va devenir père, se dispute avec sa femme, choquée qu’il ne lui ait pas révélé l’obtention d’une maigre prime. Son chef de groupe l’enjoint à se concentrer sur le travail, mais un accident fera évoluer son point de vue.
La prise en charge par le montage de la division haut/bas organise une concurrence entre l’espace des hommes et celui des femmes, chacun s’estimant plus utile au couple. Il faudra une dernière descente, inattendue, pour réactiver la dynamique entre les sexes et parachever le mouvement du film : la contamination de la surface par le fond, l’infiltration d’une petite communauté par la violence oppressante de son sous-sol. (Charlotte Garson, Cinéma du réel 2015)

Between changing rooms and showers, men blackened by soot walk around. A voice over the loudspeaker insists on the pressures put on the company to be environmentally responsible.
Every morning in the mine of Sunzhuang (in China’s Hebei province), the workers also listen to the safety rules that they repeat in chorus. But in some astonishing sequences that give their title to the film, Song Zhantao replaces this cautionary rhetoric with the reality of the descents. In addition to the known dangers (explosions and silicosis), working the residual deposits of these over-exploited coal seams heightens the risk of collapse.
The dramaturgy imposed by the mine is recorded with stupefying visual mastery and endurance, whilst above ground the domestic sequences reveal the more personal consequences of this daily peril. The father-to-be Xiao Cao quarrels with his wife, who is outraged that he failed to tell her about his tiny bonus. The team overseer urges him to concentrate on the job, but an accident will bring about a change of mind. The editing structures this above/below divide to bring out the competitiveness between the masculine and feminine spaces, each gender considering that they are of more use in their couple. It only takes a final and unexpected descent to revive the relationship between the men and women and conclude the movement of the film: the contamination of the ground by the depths, the infiltration of a small community by the oppressive violence of its subsoil. (Charlotte Garson, Cinéma du réel 2015)

Distinctions