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Viaggio nella Dopo-Storia - EA4 : Rosselini
Voyage en Post-Histoire
© La Huit Production / Ciné + / Cinaps TV
1/1
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Vincent Dieutre

IMAGE

Arnold Pasquier

SON

Benjamin Bober

MONTAGE

Dominique Auvray

PRODUCTION / DIFFUSION

La Huit Production, Ciné+, Cinaps TV

PARTICIPATION

Procirep

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

La Huit Distribution, ADAV, La Maison du doc, ESC Distribution

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Hanté par Rossellini et le Voyage en Italie qu’il a vu enfant, un cinéaste se rend à Naples pour y préparer son Exercice d’admiration. Loin du remake, au-delà de la cinéphilie, un autre film se dessine peu à peu, traversé des flux d’images hybrides du réseau, ponctué de doutes quant à sa légitimité d’artiste, de souvenirs épars, de chansons et de fantômes. Là, au cœur de l’Europe et de la Post-Histoire, entre crise des déchets et mariage gay, la fiction comme le documentaire peuvent-ils se réinventer en film d’amour, d’amour du cinéma ?

Collection : Exercices d'admiration
"Je le sais aujourd’hui : ce sont des œuvres, des films, des musiques, des textes, qui m’ont fabriqué, autant que des êtres et des événements. ainsi, depuis quelques années, j’ai entrepris de faire en cinéma cette "archéologie frivole" (Derrida) et de donner une forme à cette quête des images qui m’ont nourri, et me nourrissent encore. Il y a eu EA1 consacré à ma découverte du cinéma de Naomi Kawase, puis EA2 qui revenait sur le choc irrémédiable que fut pour moi La Maman et la Putain de Jean Eustache... On dit parfois que la culture, c’est ce qui reste quand on a tout oublié, et si aujourd’hui je pense avoir trouvé ma voie (voix ?) de cinéaste, ces EA (Exercices d’admiration) m’obligent à fouiller plus profond, à chercher les fantômes qui hantent mes images souvent à mon insu... Ils me mettent au défi surtout de trouver une forme pour dire cette admiration et pour me la réapproprier, la sublimer et la jeter à la face du monde..."
Vincent Dieutre

After Naomi Kawase, Jean Eustache and Cocteau, Vincent Dieutre esca- lates his “exercises in admiration” by completely re-appropriating Rosselini’s Viaggio in Italia (1954), in Viaggio nella dopo-storia. Transposing in the sense of “putting back into place.” For the world that gave rise to such a film has radi- cally changed. The “eternal” Naples that Katherine/Ingrid Bergman discovers like a revelation during her hallucinated journeys in a Rolls no longer exists. It is indeed “loss that must be articulated and celebrated”: the loss of the Italy of the 1950s in which cinema was “the voice of the people”, the loss of film as fetish, indelible souvenir of the times of darkened rooms, whereas, now ultra- visible on the web, it is merely gold dust to be used by whosoever wishes to seize it. The grieving, finally, of an intimate relationship, begun with Jaurès (2012) and that, replayed here and now before the camera of Arnold Pasquier, is worked through in a fictional representation taking the form of a remake. Beyond loss, Viaggio proceeds like a joyful affirmation of the power of art, and the putting into play/staging of a hybrid aesthetical discourse.
(Emmanuel Chicon)