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Les Mémoires de Binduté Da
© CNRS Audiovisuel
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Michèle Fiéloux, Jacques Lombard

IMAGE

Joseph Guérin

SON

Jacques Lombard

MONTAGE

Andrée Davanture, Marie-Christine Rougerie

PRODUCTION / DIFFUSION

Orstom, CNRS audiovisuel

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

CNRS Images, SFAV (Société Française d'Anthropologie Visuelle)

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?
  • Catalogue des vidéos à la demande

  • Distributeur(s) :

    CNRS Images

  • La Société Française d'Anthropologie Visuelle fut créée en 1985 en tant qu'association régie par la loi de 1901 pour favoriser la promotion du film d'anthropologie en milieu universitaire et culturel, et contribuer au développement de l'anthropologie visuelle en France.
    Sa spécificité consiste à acquérir un choix de films d'anthropologie, étrangers assortis des droits non-commerciaux et à les diffuser en France et dans les pays limitrophes.
    En savoir plus

Quatre mois après la mort de Binduté Da, grand chef de famille de Vourbira au Burkina Faso, sont célébrées ses secondes et dernières funérailles. Cette cérémonie est un événement culturel et historique exceptionnel. Au-delà des rituels plus ou moins immuables (préparation de la bière de mil par les veuves pour accueillir le défunt et ses parents décédés qui l'accompagneront au pays des morts ; consultation du devin qui communique les dernières volontés de Binduté Da ; séparation des veuves du clan de leur mari ; offrande au pied de l'autel du dernier repas préparé par les veuves), elle est également une improvisation collective, une ultime rencontre entre le passé et le présent. Alternant avec les rites de cette fête qui s'étale sur trois jours, les épisodes marquants de la vie du défunt sont évoqués à l'aide de documents d'archives (photographies et films en noir et blanc) et racontés, en voix off, par quatre de ses fils.
Binduté Da eut vingt deux épouses et plus de quatre vingt enfants. Il s'engagea dans l'artillerie coloniale de 1930 à 1934, voyagea en France et y apprit à lire et à écrire. De retour au pays, il fut nommé chef de canton en 1944. Son active participation auprès de l'administration coloniale fut mal vécue par les Lobi qui refusaient la domination française et attentèrent plusieurs fois à sa vie. Très attaché aux coutumes de son pays, Binduté Da, voulant pourtant suivre l'évolution sociale des Blancs, fut un père attentif et sévère qui poussa ses enfants à gravir les échelons sociaux. Durant les rituels de funérailles, ses enfants miment une chasse à l'éléphant et la culture d'un champ pour célébrer la bravoure et la sagesse de celui qui fut un grand chasseur d'éléphant et un grand cultivateur.