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La Maison du Parti Communiste Français
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  • Depuis ses origines en 1978, le fonds Images de la culture, géré directement par le CNC depuis 1996, constitue un outil privilégié pour la diffusion de la culture audiovisuelle en France. Le catalogue totalise aujourd’hui plus de 2700 œuvres documentaires.

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En haut d’un jardin en pente, un dôme blanc mystérieux et une façade de verre qui ondule : le siège du Parti Communiste Français construit entre 1965 et 1980 par Oscar Niemeyer. Un bel exemple de façade rideau signé Jean Prouvé, une extraordinaire salle du Comité central sous la coupole, une des belles architectures parisiennes de la période.

"En 1965, le PCF, fort de ses 20% de votes nationaux, décide la construction d'un nouveau siège parisien qui incarne son ambition politique d'ouverture. Oscar Niemeyer, l'architecte admiré de Brasilia, relève le défi. Communiste lui-même, il travaillera gratuitement à ce joyau architectural tout en transparences et en courbes, achevé en 1980. Sa parole humaniste ponctue le commentaire didactique du film remarquablement servi par la caméra.
Au bas des Buttes-Chaumont, rompant le tissu urbain des immeubles sur rue, ce nouveau lieu ouvre son jardin sur la ville. L'architecture moderne s'y impose avec fantaisie. La typologie est celle de la barre mais elle est sinueuse pour éviter toute monotonie. Les pilotis libèrent le sol mais le béton qui le constitue remonte comme une vague sur laquelle surfe l'édifice. Les façades sont de type "rideau" mais avec la possibilité d'écarter les vitres grâce à une astuce prévue par Jean Prouvé pour esquiver l'effet bocal trop américain. Le plan peut y être flexible mais avec des trouvailles comme les armoires des bureaux dont le revers sert de paroi colorée au long couloir serpentant à chaque niveau. Quatre étages en sous-sol font gagner l'espace généreux nécessaire aux équipements collectifs : cafeteria ovoïde, "foyer de la classe ouvrière", salle de réunion dont le dôme blanc crève le parterre devant la barre, dialogue avec les courbes de la façade et devient l'emblème du bâtiment."
(Laurence Wavrin)