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Fi rassi rond-point
Dans ma tête un rond-point
© Allers Retours Films / Centrale Électrique
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Hassen Ferhani

IMAGE

Hassen Ferhani

SON

Djamel Kerkar, Antoine Morin

MONTAGE

Myriam Ayçaguer, Corentin Doucet, Hassen Ferhani, Narimane Mari

PRODUCTION / DIFFUSION

Allers Retours Films, Centrale Électrique

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Les Films de l'Atalante

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?
  • Algérie, France, Liban, Pays-Bas | 2015 | 100 minutes | HD
  • Un film de Hassen Ferhani

En dépit du titre, le décor ne contient aucun élément routier, c’est dans un abattoir à Alger que nous nous trouvons. Retenu à l’intérieur d’un tel cadre si fréquemment décrit par le cinéma, on pourrait s’attendre au spectacle de la cruauté (mot qui, on le sait, signifie littéralement sang qui coule). Il n’en est rien. L’abattoir est avant tout ici un huis-clos, c’est-à-dire la scène d’un théâtre, où évoluent quelques personnages qui y ont élu résidence. Les héros, ce sont eux, ces hommes (car cet univers est exclusivement masculin), jeunes et moins jeunes, et aucun bœuf, mort ou vif, ne vient leur voler la vedette. On se souvient du Tarzan, Don Quichotte et nous (FID 2014), où le jeune Hassen Ferhani maniait déjà avec virtuosité, humour et précision, une caméra désireuse de décrire, plutôt qu’un contexte élargi, des figures chaque fois singulières. Davantage encore ici, si quelque chose d’un portrait de groupe est visé, c’est après avoir laissé la place à chaque personnage pour exister dans sa complexité, dans sa fragilité, dans son innocence comme dans la science qui est la sienne, à l’exemple de cet ouvrier-conteur qui discute gravement sur le choix du titre du film en train de se faire.
(Jean-Pierre Rehm, FIDMarseille 2015)

Despite the title, the decor does not contain any road elements and we fi nd ourselves in a slaughterhouse in Algiers. Retained within such a framework so frequently described by the cinema, one might expect a show of cruelty (a word which literally means fl owing blood). It is not. The slaughterhouse here is primarily a huis-clos, meaning a theatre stage on which some characters, who have taken up residence, develop. These men are the heroes (because this universe is exclusively male), young and old, and no steer, dead or alive, will steal the show from them. We remember Tarzan, Don Quixote and Us (FID 2014), where the young Hassen Ferhani already handled with virtuosity, humour and precision, an eager-to-describe camera, rather than the broader context of singular fi gures. Even more so here, if something of a group portrait is targeted, after having given space to each character to exist in its complexity, in its fragility, in its innocence as in the science that is its own, like the worker-storyteller who seriously discusses the choice of the title of the film being made.
(Jean-Pierre Rehm, FIDMarseille 2015)

Sortie en salles
  • Le 24 Février 2016
Distinctions