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Le Juif de Lascaux
© Les Films d'occasion
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Louis Skorecki

AUTEUR(S)

Marie-Catherine Miqueau

IMAGE

Marie-Catherine Miqueau

SON

Pierre Donnadieu

MONTAGE

Marie-Catherine Miqueau

MUSIQUE ORIGINALE

Didier Hebert

PRODUCTION / DIFFUSION

Films d'occasion

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Films d'occasion

ISAN : ISAN 0000-0005-1BD6-0000-Z-0000-0000-6
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Est-il possible de faire l’autobiographie d’un refoulement ? Surtout si ce déni touche à la naissance, à l’origine. Surtout quand ce silence recouvre l’horreur. En menant enquête, en remuant les archives, en remontant les fils du secret ? Peut-être, mais tel n’est pas le parti de Louis Skorecki. Le fameux critique-cinéaste opte pour des moyens moins graves, moins assurés aussi. Plutôt qu’articuler un récit ou la matière d’un témoignage, c’est une suite de saynètes qui nous est proposée. Certaines muettes ou quasi, au burlesque contenu dans un sourire crispé, d’autres bavardes mais souvent proches du babil, toutes froidement cocasses, toutes éclairées par la lumière naturelle de ruelles ou de jardins sommaires, c’est le petit théâtre de marionnettes familiales qui nous est offert. S’y succèdent la concoction de spécialités culinaires, de reproches, d’accent, d’expressions yiddishs, de masques d’animaux, Adam et Eve démultipliés, et, en place du protagoniste, plusieurs personnages dont Joseph Morder, cinéaste prolifique. Rien de familier pourtant dans tout cela, au contraire : du bizarre, du décalé, du légèrement triste, du presque drôle – rien, jamais, ne se retourne en propre. Le titre le laissait pressentir dans son collage intempestif, ni de ce que serait être Juif, ni de Lascaux, Skorecki fait mine d’être le propriétaire averti. (Jean-Pierre Rehm, FIDMarseille 2015)

Is it possible to create the autobiography of an inhibition? Especially if it involves denial about birth, about origins. Especially when this silence covers horror. By conducting an investigation, stirring up archives, by going down paths of secrecy? Perhaps, but this is not Louis Skorecki’s approach. The famous critic-fi lmmaker opts for less severe means which are also less secure. Rather than articulate a story or subject of testimony, a series of vignettes is presented to us. Some silent or almost, burlesque contained in a strained smile, others talkative but often close to babble, all coolly funny, all illuminated by the natural light of summary alleys or gardens, we are presented with a small family puppet theatre. Then follows a concoction of culinary specialties, reproaches, accents, Yiddish expressions, animal masks, Adam and Eve multiplied and, in the place of a protagonist, several characters including Joseph Morder, a prolific filmmaker. Yet there is nothing familiar in all this, on the contrary: the odd, the offbeat, the slightly sad, the almost funny - nothing, ever, turns out as it should. With its strange juxtaposition, the title foretells neither what it would be like to be Jewish nor from Lascaux, Skorecki pretends to be the knowing owner. (Jean-Pierre Rehm, FIDMarseille 2015)

Distinctions