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Les Allées sombres
Dark Avenues
© Cofilms Coco Tassel
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Claire Doyon

IMAGE

Céline Delezenne, Claire Doyon, Fred Piet

SON

Stéphane Picard, Fred Piet

MONTAGE

Fred Piet

PRODUCTION / DIFFUSION

Cofilms, Coco Tassel

PARTICIPATION

Image/mouvement - Aide au développement et à la post-production

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Cofilms

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Écorce rugueuse des arbres, tapis de feuilles mortes et de branchages, parois lisses de la grotte : le film de Claire Doyon s’impose d’emblée à nous comme une expérience de la sensation. Les surfaces touchées, explorées, comme lues, par les mains qui s’y promènent, composent un chemin d’autant plus séduisant qu’il ne suit ni balises ni ligne droite. À l’écoute des bruits de la forêt, de la nuit, des cours d’eau, du vent et de l’orage, au plus près des animaux, du modeste scarabée à la majesté couronnée des cerfs, jusque dans les recoins sombres d’une grotte ruisselante où semble régner une figure mi-humaine mi-animale sortie d’une imagination d’enfant, nous parcourons auprès d’un personnage féminin mystérieux et à l’âge changeant, un territoire de rêve ou de souvenir. On l’explore et l’on s’y perd. On y projette des histoires et des images. Caverne plongée dans la pénombre, lieu par excellence de l’illusion, mais aussi refuge secret, cachette intime en retrait du monde, la grotte devient ainsi l’écrin dans lequel l’écho lumineux de Pénélope (FID 2012) s’offre soudain à nous. Une histoire sans mot s’écrit sur les murs et ouvre la voie à la poésie. (Charlotte Garson, FIDMarseille 2015)

Rough tree bark, a carpet of dead leaves and branches, the smooth walls of the cave: Claire Doyon’s film immediately stands out as an experience of sensation. The surfaces touched and explored, as if read by the hands that wander over it, create a path that is all the more attractive because it follows neither markers nor a straight line. Listening to the sounds of the forest, the night, water courses, wind and storm, so close to animals, from the modest beetle to the crowned majesty of deer, even in the dark recesses of a dripping cave in which a fi gure that is half-human and half-animal, out of a child’s imagination, seems to reign, we travel to a mysterious female character whose age changes, a territory of dreams or memories. We explore and we become lost. We project stories and images. A cave plunged into darkness, a place of illusion par excellence, but also a secret hideaway, an intimate hiding place away from the world, the cave becomes the setting in which the luminous echo of Penelope (FID 2012) suddenly presents itself to us. A wordless story is written on the walls and opens the way to poetry. (Charlotte Garson, FIDMarseille 2015)

Distinctions